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 La localisation cérébrale des tumeurs rhabdoïdes

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Aline
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MessageSujet: La localisation cérébrale des tumeurs rhabdoïdes   Jeu 28 Jan 2010 - 14:13

Rhabdoïdes Les tumeurs du système nerveux central: à propos de Cinq observations
Rhabdoïdes tumeurs du système nerveux central: cinq études de cas

Références et lectures supplémentaires mai être disponible pour cet article. Pour voir Références et lectures supplémentaires, vous devez acheter cet article.

I. Chtourouun, S. Makni Krichenun, , , I. Bahriun, S. Ellouzeun, A. Khabirun, H. Ben Alib, J. Daoudc et T. Sellami Boudawaraun
unLaboratoire d'anatomie et de cytologie pathologiques, CHU Habib-Bourguiba, 3029 Sfax, Tunisie
bService de neurochirurgie, CHU Habib-Bourguiba, 3029 Sfax, Tunisie
cService de radiothérapie, CHU Habib-Bourguiba, 3029 Sfax, Tunisie
Reçu le 9 Novembre 2005; accepté le 16 Février 2006. Available online 17 avril 2006.

Résumé
Objectif de l'étude
La localisation cérébrale des tumeurs rhabdoïdes A ETE décrite pour la première fois par Briner et al. en 1985; fréquence SA A ETE évaluée à 2,1% de l'ensemble des tumeurs cérébrales des enfants agés de moins de 18 mois. Sont Ces tumeurs caractérisées par Une évolution péjorative et RAPIDEMENT mortelle. Leur histogenèse est encore discutée. L'objectif de notre étude Était de discuter les aspects anatomocliniques et thérapeutiques de la SCÉ tumeurs rares.
Patients et méthodes
Nous rapportons Une série de cinq cas colligés Sur une Période de huit ans (1997-2004) Dans le laboratoire d'anatomie et de cytologie pathologiques de l'Hôpital universitaire
de Sfax.
Résultats
L'âge moyen des patients Était de 20 ans, Quatre ÉTAIENT des enfants agés de moins de 14 ans, Quatre ÉTAIENT de sexe masculin. La symptomatologie clinique Était dominee par un syndrome d'hypertension intracrânienne. L'imagerie par résonance magnétique une revèle un Processus tumoral hétérogène localisé respectivement Dans le tronc cérébral (un cas), Insulaire (CAS ONU), temporofrontal (deux cas) et médullaire (CAS ONU). L'examen histologique de la SCÉ tumeurs une une montre Prolifération de cellules de grande taille dont
le cytoplasme Était Chargé d'hyaline inclusion Une positifs pour la vimentine et la Kératine. Une radiothérapie adjuvante A ETE indiquée pour deux patients. L'évolution
tumorale Dans A la une Été Marquée par récidive deux cas, le décès est survenu pour les Cinq patients après un recul maximal de 18 mois.
Conclusion
La tumeur cérébrale maligne rhabdoïde CONSTITUE Une des tumeurs intracrâniennes les plus agressives et les plus malignes pour un Laquelle protocole thérapeutique efficace
DECRIT N'a pas encore été.
Résumé
But
Les tumeurs cérébrales rhabdoïdes ont d'abord été identifiés par Briner et al. en 1985. Leur fréquence a été estimée à 2,1% de celles qui affectent les enfants de moins de 18 mois. Ces tumeurs sont également caractérisés par une critique et speedly développement mortel. Leur genèse historique est encore d'une question controversée. L'objectif de la présente étude était d'examiner les divers aspects anatomicoclinical et thérapeutique de ces tumeurs rares.
Patients et méthodes
Nous rapportons cinq cas diagnostiqués sur une période de huit ans (1997-2004) au Laboratoire d'anatomie et de cytologie pathologiques de l'hôpital universitaire de Sfax.
Résultats
L'âge moyen des patients était de 20 ans, il y avait des enfants de moins de 14 ans et 4 patients étaient des hommes. Symptomatologie clinique a montré la prédominance du syndrome d'hypertension intra-crânienne. Radiographie par résonance magnétique a révélé un processus tumoral hétérogène localisées respectivement sur la colonne vertébrale (un cas), l'insula (un cas), les lobes temporofrontal (deux cas) et de la moelle (un cas). L'examen histologique de la tumeur a également montré une prolifération de cellules géantes avec une base de hyaline inclusions cytoplasmiques. Ces inclusions ont été positifs pour la vimentine et la kératine. Un traitement de radiothérapie adjuvante a été prescrit pour deux patients. La récurrence des tumeurs rhabdoïdes eu lieu dans deux cas. Les cinq patients sont morts dans les dix-huit mois.
Conclusion
La tumeur cérébrale maligne rhabdoïdes constitue l'un des plus agressifs et parfois mortelle des tumeurs intracrâniennes. La gestion optimale de ces tumeurs reste inconnue.
Mots clés: Rhabdoïde Tumeur; Système nerveux central; immunohistochimie; Radiothérapie

Mots-clés: Rhabdoïdes tumeur; système nerveux central, immunohistochimie; radiothérapie
Article Outline
1. Introduction
2. Patients et méthodes
2.1. Cas rapportés
2.1.1. Cas no1
2.1.2. Cas no2
2.1.3. Cas no3
2.1.4. Cas no4
2.1.5. Cas no5
3. Discussion
4. Conclusion
Références


Fig. 1. Imagerie par résonance magnétique avec injection de produit de contraste démontrant la présence d'Une tumeur du lobe temporal gauche de densité hétérogène (cas no3).
Fig. 1. L'imagerie par résonance magnétique avec contraste montre la présence de tumeurs présentant des densités hétérogènes situés dans le lobe temporal gauche.


Fig. 2a. Imagerie par Résonance Magnétique D'UNE tumeur intramédullaire (CAS No5).
Fig. 2a. L'imagerie par résonance magnétique montre une tumeur médullaire.


Fig. 2b. Imagerie par Résonance Magnétique des métastases cérébrales (n CASo5).
Fig. 2b. L'imagerie par résonance magnétique montre des métastases cérébrales.



Fig 3.. La prolifération maligne de cellules rondes munies d'rhabdoïde aspect d'un noyau vésiculeux et D'UNE intracytoplasmique inclusion hyaline (HE × 400).
Fig. 3. Prolifération maligne de cellules rondes avec des fonctionnalités rhabdoïdes comprennent un noyau vésiculaire et un globule cytoplasmique hyaline (HE × 400).


Fig. 4. Forte positivité cytoplasmique des cellules rhabdoïdes pour la vimentine (Vim × 400).
Fig. 4. Rhabdoïdes cellules fortement expresse vimentine (Vim × 400).


Tableau 1.
Résultat de l'étude immunohistochimique (étude immunochimique)

PS100: protéine S100; EMA: antigène de membrane épithéliale; GFAP: protéine acide fibrillaire gliale, NF: non faite.

Auteur correspondant.

Cancer / Radiothérapie
Volume 10, Issue 3, Mai 2006, pages 112-116

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MessageSujet: Re: La localisation cérébrale des tumeurs rhabdoïdes   Jeu 28 Jan 2010 - 14:54

Sarcomes des tissus mous : données anatomopathologiques actuelles
Soft tissue sarcomas: current data in the field of pathology


References and further reading may be available for this article. To view references and further reading you must purchase this article.

F. Collina, , , M. Gelly-Martya, M. Bui Nguyen Binhb, c and J.M. Coindreb, c
aLaboratoire d'anatomie pathologique, centre Georges-François-Leclerc, 1, rue du Professeur-Marion, BP 77980, 21079 Dijon cedex, France
bDépartement de pathologie, institut Bergonié, 229, cours de l'Argonne, 33076 Bordeaux cedex, France
cUniversité Victor-Segalen, Bordeaux, France

Available online 28 November 2005.
Résumé
Depuis 15 ans, l'anatomie pathologique a connu dans le domaine des tumeurs des tissus mous une évolution considérable, liée aux progrès de la biologie moléculaire et de la cytogénétique. Ces nouvelles données, reflétées par le titre du dernier fascicule de l'OMS « Pathologie et Génétique », ont conduit à des remaniements de la classification des sarcomes. L'entité dénommée histiocytofibrome malin, dont la nature histiocytaire était déjà récusée, a éclaté en plusieurs sous-groupes appartenant principalement aux liposarcomes et aux sarcomes indifférenciés. L'hémangiopéricytome est également démembré et assimilé à la tumeur fibreuse solitaire. Les outils des pathologistes se sont perfectionnés. L'immunohistochimie s'est enrichie de nouveaux anticorps plus spécifiques, et est devenue l'un des instruments du ciblage thérapeutique, par exemple avec l'anticorps CD117, qui reconnaît dans les tumeurs stromales digestives l'expression des mutations du proto-oncogène c-kit. L'affinement des techniques autorise souvent le diagnostic sur des microbiopsies. La pièce opératoire est examinée dans des conditions standardisées, et les marges d'exérèse sont appréciées collégialement par le pathologiste et le chirurgien. Le système de grading préconisé par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer, recommandé par l'OMS, repose sur trois paramètres : différenciation, nécrose, nombre de mitoses. Il reste le meilleur prédicteur de la survie sans métastase et de la survie globale. Ses limites sont mieux connues. Le pathologiste apporte les éléments du diagnostic, et concourt à l'évaluation du pronostic et de la prédiction de la réponse aux traitements médicaux. Il participe pleinement à la décision thérapeutique, qui ne saurait être que pluridisciplinaire.


Keywords: Sarcoma; Classification; Pathology
Article Outline
1. La classification OMS 2002 [11]
1.2. Tumeurs adipeuses
1.3. Tumeurs fibroblastiques et myofibroblastiques
1.4. Tumeurs dites fibrohistiocytaires
1.5. Tumeurs musculaires lisses
1.6. Tumeurs péricytaires–périvasculaires
1.7. Tumeurs du muscle strié
1.8. Tumeurs vasculaires
1.9. Tumeurs chondro-osseuses
1.10. Tumeurs dont la différenciation est incertaine
1.11. Tumeurs mésenchymateuses classées dans d'autres fascicules de l'OMS
2. L'immunohistochimie
3. La biopsie
4. La pièce opératoire
5. Le grading
6. Perspectives d'avenir
References


Fig. 1. Rhabdomyosarcome embryonnaire. 1a : coloration standard hémalun–éosine. 1b : expression nucléaire de la myogénine en immunohistochimie.

View Within Article

Tableau 1.
Classification histologique des sarcomes des tissus mous selon l'OMS (D'après [11])


View Within Article

Tableau 2.
Sarcomes pour lesquels l'immunohistochimie joue un rôle diagnostique déterminant


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Tableau 3.
Le système de grading FNCLCC. Définition des paramètres. (D'après [11])


View Within Article

Auteur correspondant.
Cancer/Radiothérapie
Volume 10, Issues 1-2, February-March 2006, Pages 7-14
Sarcomes des tissus mous et retropéritonéaux - Numéro réalisé conjointement avec le Groupe Français de Sarcomes

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MessageSujet: Re: La localisation cérébrale des tumeurs rhabdoïdes   Jeu 28 Jan 2010 - 14:58

Détection des anomalies chromosomiques et moléculaires dans les sarcomes des tissus mous : quels sarcomes ? quelles anomalies ? comment ? pourquoi ?

Bulletin du Cancer. Volume 94, Numéro 9, 781-92, Septembre 2007, Synthèse
DOI : 10.1684/bdc.2007.0423
Résumé Summary
Auteur(s) : Muriel Genevay, Carole Gengler, Louis Guillou , Service de pathologie clinique, Hôpital Cantonal Universitaire, Genève, Suisse, Institut universitaire de pathologie, rue du Bugnon 25, 1011 Lausanne, Suisse.
Résumé : Les analyses cytogénétiques et moléculaires ont pris ces dix dernières années une importance capitale dans les domaines des tumeurs des tissus mous, tant sur le plan du diagnostic et du pronostic que sur le plan de la compréhension des mécanismes de tumorogenèse. Certains sarcomes des tissus mous se caractérisent par des anomalies génétiques spécifiques, comme des translocations réciproques, des délétions, des mutations ou des amplifications. Outre leur valeur diagnostique dans un contexte clinique et morphologique approprié, la présence de certaines anomalies peut influer sur la réponse aux traitements et sur le pronostic. Le but de cette mise au point est de passer en revue les anomalies génétiques dont la détection est utile pour faire le diagnostic et évaluer le pronostic des sarcomes des tissus mous, les méthodes pour les identifier et les avantages apportés par cette détection. Les sarcomes d’Ewing, les rhabdomyosarcomes, les sarcomes synoviaux, les liposarcomes bien différenciés/dédifférenciés et myxoïdes, les tumeurs stromales gastro-intestinales et les tumeurs rhabdoïdes malignes seront étudiés plus en détail. L’implication des anomalies dans la genèse, la croissance et le maintien de ces tumeurs sera brièvement abordée.
Mots-clés : sarcomes des tissus mous, translocation, génétique, RT-PCR
ARTICLE

Auteur(s) : Muriel Genevay1, Carole Gengler2, Louis Guillou2
1Service de pathologie clinique, Hôpital Cantonal Universitaire, Genève, Suisse
2Institut universitaire de pathologie, rue du Bugnon 25, 1011 Lausanne, Suisse

Article reçu le 3 Avril 2007, accepté le 2 Mai 2007
Les sarcomes des tissus mous sont des tumeurs rares (0,5 à 1 % des tumeurs de l’adulte), de localisation ubiquitaire et de grande diversité morphologique (plus de 70 types et sous-types décrits jusqu’à présent). Pour le pathologiste et le clinicien, elles posent plusieurs types de problème : diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques. En pratique quotidienne, c’est le problème diagnostique qui domine. En effet, avant de parler de sarcome devant une tumeur des tissus mous, il faudra attentivement éliminer tout ce qui n’est pas malin (fasciite nodulaire et autres lésions pseudosarcomateuses) et écarter tout ce qui n’est pas sarcome (carcinome sarcomatoïde, mélanome, lymphome à grandes cellules, lymphome anaplasique, etc.). S’il s’agit d’un sarcome, il faudra ensuite en préciser le type et le sous-type histologique, en donner le degré de malignité (grade histologique) et fournir toutes les autres données pronostiques importantes dont le clinicien a besoin pour mettre en place une stratégie thérapeutique adaptée : taille de la tumeur, situation (superficielle versus profonde), présence ou non d’une invasion vasculaire, qualité de l’exérèse chirurgicale (état des marges).Le but de cette mise au point est de sensibiliser le clinicien et le pathologiste au fait que les anomalies génomiques spécifiques de certains sarcomes constituent de véritables marqueurs de tumeurs et peuvent donc être utilisées comme une aide importante au diagnostic. La possibilité de détecter la plupart de ces anomalies dans des tissus fixés et inclus en paraffine est un élément facilitant cette aide. Après un bref rappel sur la classification moléculaire des sarcomes et les principales méthodes de détection actuellement à notre disposition, l’accent sera volontairement mis sur quelques exemples de sarcomes. La valeur pronostique potentielle de certaines anomalies chromosomiques et leur implication dans la tumorogenèse seront aussi envisagées.
Classification moléculaire des sarcomes
Les sarcomes des tissus mous se divisent grossièrement en deux catégories : ceux qui présentent des anomalies chromosomiques spécifiques pouvant aider au diagnostic et parfois à l’établissement du pronostic et ceux pour lesquels aucune anomalie chromosomique spécifique n’a encore été identifiée [1, 2].
Dans la première catégorie tumorale, on trouve les sarcomes porteurs de translocations réciproques qui représentent environ 30 % des sarcomes (par ex. sarcome synovial, sarcome d’Ewing, rhabdomyosarcome alvéolaire, etc.). Les translocations réciproques sont le résultat de cassures au sein de certains chromosomes suivies d’un échange de fragments chromosomiques qui mettent en contact des gènes qui normalement ne le sont pas. La « mise en contact » de deux gènes (par ex. SS18 sur le chromosome 18 et SSX1 ou SSX2 sur le chromosome X dans le cas de la translocation t(X;18)(p11;q11) du sarcome synovial) aboutit à la formation d’un gène chimérique (par ex. SS18-SSX1) appelé aussi gène de fusion, qui est transcrit . Le produit de cette transcription est appelé produit de fusion ou transcrit de fusion. Les autres types de sarcome avec des anomalies spécifiques sont les sarcomes porteurs de mutations et/ou de délétions oncogéniques spécifiques (par ex. tumeurs stromales gastro-intestinales ou GIST, tumeur rhabdoïde) et les sarcomes porteurs d’amplifications spécifiques (par ex. liposarcomes bien différenciés et dédifférenciés) .
Les sarcomes tels que les léiomyosarcomes, les liposarcomes pléomorphes, les rhabdomyosarcomes pléomorphes, les schwanomes malins, les fibrosarcomes, les myxofibrosarcomes et les sarcomes non classés à cellules fusiformes et pléomorphes (auparavant appelés histiocytomes fibreux malins) montrent généralement des caryotypes complexes, ce qui a jusqu’à présent empêché l’identification d’anomalies spécifiques pouvant aider au diagnostic. Il est vraisemblable que, dans les années à venir, la combinaison de nouvelles méthodes associant la multi-FISH, la CGH-array, l’analyse du transcriptome permette l’identification d’anomalies spécifiques au sein de ces tumeurs à caryotypes complexes.
Il est important de souligner que la présence d’anomalies chromosomiques n’est pas synonyme de malignité. En effet, de nombreuses tumeurs bénignes (par ex. lipome, lipoblastome, lipome pléomorphe/à cellules fusiformes, schwanome, etc.) comportent des anomalies chromosomiques spécifiques dont on peut se servir pour confirmer le diagnostic morphologique . Comme l’immunohistochimie, la biologie moléculaire et la cytogénétique ne doivent pas se substituer à la morphologie. Elles n’interviennent que comme un complément à l’élaboration du diagnostic, en conjonction avec la présentation clinique, la morphologie et l’immunohistochimie.
Tableau 1 Principales anomalies génétiques spécifiques pouvant être utilisées pour le diagnostic de certains sarcomes et tumeurs bénignes
Type de sarcome
Anomalies chromosomiques
Gènes de fusion
Prévalence

Sarcomes porteurs de translocations réciproques

Sarcome d’Ewing/PNET
t(11;22)(q24;q12)
EWSR1-FLI1
85-95 %

t(21;22)(q22;q12)
EWSR1-ERG
5-10 %

t(7;22)(p22;q12)
EWSR1-ETV1
< 1 %

t(17;22)(q12;q12)
EWSR1-ETV4
< 1 %

t(2;22)(q33;q12)
EWSR1-FEV
< 1 %

t(1;22)(p36;q12)
EWSR1-ZSG
< 1 %

t(16;21)(p11;q22)
FUS-ERG
< 1 %

Sarcome synovial
t(X;18)(p11;q11)
SS18-SSX1
65 %

SS18-SXX2
35 %

SS18-SSX4
rare

Liposarcome myxoïde (et liposarcome à cellules rondes)
t(12;16)(q13;p11)
FUS-DDIT3
90 %

t(12;22)(q13;q12)
EWSR1-DDIT3
rare

Rhabdomyosarcome alvéolaire
t(2;13)(q35;q14)
PAX3-FOXO1A
70 %

t(1;13)(p36;q14)
PAX7-FOXO1A
10-15 %

t(X;2)(q13;q35)
PAX3-AFX
rare

t(2;2)(q35;p23)
PAX3-NCOA1
rare

Sarcome à cellules claires
t(12;22)(q13;q12)
ATF1-EWSR1
90 %

t(2;22)(q32.3;q12)
CREB1-EWSR1
rare

Chondrosarcome myxoïde extrasquelettique
t(9;22)(q22;q12)
EWSR1-NR4A3
75 %

t(9;17)(q22;q11)
RBP56-NR4A3
25 %

t(9;15)(q22;q21)
TCF12-NR4A3
rare

Tumeur desmoplasique à petites cellules rondes
t(11;22)(p13;q12)
WT1-EWSR1
> 80 %

Sarcome fibromyxoïde de bas grade
t(7;16)(q32-34;p11)
FUS-CREB3L2
95 %

t(11;16)(p11;p11)
FUS-CREB3L1
10 %

Dermatofibrosarcome protubérant et fibroblastome à cellules géantes
t(17;22)(q22;q13) chromosomes en anneau (séquences 17q, 22q, der(22))
COL1A1-PDGFB
90 %

Sarcome alvéolaire des parties molles
t(X;17)(p11.2;q25)
ASPL-TFE3
> 90 %

Fibrosarcome infantile
t(12;15)(p13;q26)
ETV6-NTRK3
80 %

Néphrome mésoblastique cellulaire

Tumeur myofibroblastique inflammatoire
t(1;2)(q22-23;p23)
TPM3-ALK

t(2;19)(p23;p13.1)
TPM4-ALK

t(2;17)(p23;q23)
CLTC-ALK

t(2;11)(p23;p15.5)
CARS-ALK

t(2,2)(p23;q13)
RANBP2-ALK

Sarcome du stroma endométrial
t(7;17)(p15;q21)
JAZF1-JJAZ1

ARRAY(0x304984)

Sarcomes porteurs d’amplifications spécifiques

Liposarcome bien différencié
Chromosomes surnuméraires
MDM2, CDK4 HMGA2
85 %

Liposarcome dédifférencié
Géants ou en anneau (séquences 12q13-q15)

Sarcomes porteurs de mutations/délétions/remaniements chromosomiques spécifiques

GIST
Mutations
KIT, PDGFRA
95 %

Tumeur rhabdoïde maligne
Mutations, délétions
hSNF5/INI1
70 %

ARRAY(0x30851c)

Tumeurs bénignes porteuses de remaniements chromosomiques spécifiques

Lipome solitaire « classique »
t(3;12)(q27-28;q15)
HMGA2-LPP

Autres translocations impliquant région

12q13-15
HMGA2

Remaniements

régions 13q, 11q13,

12q13, 6p21-33

Lipome à cellules fusiformes/ Lipome pléomorphe
Monosomie 16, dél 16q, aberrations/dél 13q

Lipoblastome, lipoblastomatose
Remaniements
PLAG1

région 8q11-13

Hibernome
Remaniements

régions 11q13 et 10q22

Lipome chondroïde
t(11;16)(q13;p12-13)

Histiocytome fibreux angiomatoïde
t(12;16)(q13;p11)
FUS-ATF1

t(12;22)(q13;q12)
EWSR1-ATF1

Tumeur desmoïde (fibromatose)
Trisomie 8, trisomie 20

dél/mutations 5q21-22
APC

Schwanome, méningiome, périneurinome
Monosomie 22
NF2

Remaniements/dél région 22q11-12

Comment détecter les anomalies chromosomiques et moléculaires des sarcomes ?
Il existe deux types de méthode d’analyse du génome : les méthodes d’analyse globale du génome, comme le caryotype ou l’hybridation génomique comparative (CGH), et les méthodes d’analyse ciblée comme la RT-PCR ou la FISH. Le caryotype est une technique lourde, longue et onéreuse. Il s’agit d’une technique spécialisée nécessitant une étape préalable de culture cellulaire. Ainsi, le caryotype peut ne pas être informatif si les cellules tumorales ne prolifèrent pas in vitro. Il s’agit donc d’une méthode peu adaptée à la routine pour un diagnostic rapide, qui reste néanmoins indispensable pour identifier de manière prospective de nouvelles anomalies chromosomiques. Encore récemment réservées au domaine de la recherche, l’hybridation génomique comparative (CGH), la CGH-array, les puces à ADN ou les puces à ADNc pour étudier le profil d’expression des gènes tendent actuellement à être de plus en plus utilisées dans le diagnostic.
Dans le domaine du diagnostic, les deux principales méthodes de détection en routine sont la RT-PCR (réaction polymérasique en chaîne effectuée après une étape de transcription inverse de l’ARN en ADN complémentaire) et l’hybridation in situ (ISH) en fluorescence (FISH) ou chromogénique (CISH) applicable aux chromosomes métaphasiques ou interphasiques (noyaux). Hybridation in situ et RT-PCR sont complémentaires l’une de l’autre. Si une technique donne des résultats douteux, ces derniers peuvent (et doivent) être vérifiés en faisant appel à l’autre. La RT-PCR est une technique à la fois sensible, spécifique, rapide et peu onéreuse qui peut être utilisée sur tissus frais, congelés ou fixés et inclus en paraffine, ainsi que sur des préparations cytologiques comme un matériel d’aspiration à l’aiguille fine. C’est la méthode de choix pour la détection de transcrits de fusion résultant des translocations réciproques [4]. Elle peut être effectuée sur un matériel très peu abondant comme des carottes biopsiques ou bien sur un prélèvement sanguin ou de moelle osseuse contenant très peu de cellules tumorales perdues au milieu de cellules non tumorales (intérêt pour la détection d’une maladie microscopique résiduelle ou la détection des rechutes tumorales infracliniques) [5, 6]. Il existe cependant des limites à cette méthode. Pour être transformé en ADN complémentaire (ADNc) puis amplifié, l’ARN doit être de bonne qualité. Ainsi, il est fortement recommandé d’éviter de fixer les tissus par le liquide de Bouin conventionnel (contenant de l’acide picrique) si l’on envisage une exploration moléculaire car l’ARN extrait est presque toujours de mauvaise qualité, fragmenté et à l’origine de résultats très souvent ininterprétables [1, 3]. À l’inverse, les fixations par le formol tamponné, l’alcool, l’AFA (un mélange d’alcool, d’acide acétique et de formol) et le liquide de Bouin-Hollande (contenant du sulfate de cuivre) sont adéquats car elles préservent suffisamment l’ARN. Les méthodes de détection basées sur la PCR sont ciblées, c’est-à-dire que les anomalies génétiques que l’on recherche sont déjà connues et identifiables grâce à l’utilisation d’amorces nucléotidiques déjà décrites. L’extrême sensibilité de la PCR peut aussi être un inconvénient ; elle impose une grande rigueur dans les manipulations afin d’éviter les faux positifs dus à une contamination du matériel. Les méthodes de RT-PCR conventionnelles appliquées aux tissus fixés et inclus en paraffine ne peuvent généralement pas détecter des transcrits de fusion qui dépassent 150-200 paires de base (en raison de la fragmentation de l’ARN). Dans cette dernière situation (comme par exemple dans les sarcomes d’Ewing/PNET), il faudra faire appel à des artifices pour amplifier l’ADNc d’intérêt.
La PCR est une méthode d’amplification élective d’une séquence d’ADN double brin (2-3 kilobases en routine), effectuée in vitro par extension itérative de deux amorces, situées de part et d’autre de la région considérée, grâce à une ADN polymérase thermorésistante (Taq-polymérase). L’amplification est effectuée par la répétition de cycles de dénaturation-hybridation-extension qui assure une duplication exponentielle de chaque brin [7]. La PCR est devenue une méthode de choix dans l’analyse génotypique. Elle permet notamment d’identifier des mutations ponctuelles au sein de certaines tumeurs, comme par exemple les mutations « oncogéniques » des gènes KIT et PDGFRA dans les tumeurs stromales gastro-intestinales. La PCR en temps réel, variante de la PCR conventionnelle, permet de quantifier, grâce à des sondes fluorescentes, le produit de PCR à chaque cycle de la réaction, la quantité d’émetteur fluorescent obtenu après amplification étant proportionnelle à la quantité d’amplicons produits. Elle permet de détecter des amplifications [8] ou des délétions ainsi que, après une étape préalable de transcription inverse de l’ARN en ADN, d’identifier les transcrits de fusion spécifiques de certains sarcomes [9]. Utile à la détection précoce des récidives tumorales, elle donne ainsi une idée de la quantité de tumeur présente, ce que ne font pas les méthodes de PCR conventionnelles.
L’hybridation in situ fluorescente (FISH) ou non fluorescente (CISH ou chromogenic in situ hybridization) peut être réalisée, comme la PCR et la RT-PCR, sur tissus frais ou fixés et inclus en paraffine, à l’exception des tissus fixés dans le liquide de Bouin. Elle permet de détecter des translocations, des amplifications ou des délétions de segments de chromosomes mais non des délétions de petite taille (< 100 kilobases) ni des mutations ponctuelles. Il existe plusieurs techniques de mise en évidence des translocations réciproques. L’une des plus couramment utilisées actuellement est la technique break-apart applicable aux chromosomes métaphasiques ou interphasiques [10]. Son principe est de marquer par des fluorochromes différents (ou par des chromogènes différents révélés par cytochimie dans le cas de la CISH) des régions précises d’ADN situées à proximité mais de part et d’autre des points de cassure de la translocation recherchée. S’il y a translocation, les deux sondes marquées sont séparées l’une de l’autre ; s’il n’y a pas cassure, elles restent proches l’une de l’autre ou jointes (figure 2). Le principe inverse peut également être appliqué à la détection des fusions chromosomiques. S’il y a fusion, les deux sondes deviennent proches l’une de l’autre (ou jointes) alors qu’elles restent séparées en l’absence de fusion. L’hybridation in situ est aussi un excellent moyen pour détecter une amplification de gènes d’intérêt comme HER2/neu dans le cancer du sein et MDM2 et/ou CDK4 dans les liposarcomes bien différenciés et dédifférenciés. Sur coupes tumorales, elle a l’avantage de pouvoir corréler le résultat à la morphologie. Sa réalisation est néanmoins plus délicate et plus chère que celle d’une PCR.
Bien que moins spécifique et sensible, l’immunohistochimie peut aussi être utilisée comme témoin indirect de la présence d’anomalies chromosomiques. Ainsi, l’immunomarquage par un anticorps anti-FLi1 [11] (figure 3), anti-WT1 (clone C-19) [12], anti-TFE3 [13] ou anti-INI1 [14] est utile au diagnostic, respectivement, du sarcome d’Ewing, de la tumeur desmoplasique à petites cellules rondes, des tumeurs présentant des remaniements du gène TFE3 (porté par le chromosome X) comme le sarcome alvéolaire des partie molles ou les carcinomes rénaux à cellules claires et papillaires de l’enfant, ainsi que de la tumeur rhabdoïde maligne. L’amplification des gènes MDM2 et/ou CDK4 observée dans les liposarcomes bien différenciés et dédifférenciés peut aussi être mise en évidence en utilisant des anticorps dirigés contre ces protéines.
Pourquoi détecter les anomalies chromosomiques : quel intérêt en pratique ?
Faire la différence entre tumeurs bénignes et malignes
Il est parfois difficile de faire la différence entre une tumeur bénigne et une tumeur maligne sur la seule base de l’examen morphologique. Dans cette dernière situation, la biologie moléculaire peut se révéler extrêmement utile. L’exemple typique est celui du sarcome fibromyxoïde de bas grade. Il s’agit d’une tumeur individualisée en 1987 par Evans [15] qui a été longtemps confondue avec une tumeur desmoïde, un myxome ou un neurofibrome. Sur une biopsie incisionnelle ou une biopsie au trocart, le risque de faux diagnostic est d’autant plus grand que le matériel à disposition est réduit. La présence de transcrits de fusion FUS/CREB3L2 ou FUS/CREB3L1 représentatifs des translocations t(7;16)(q32-34;p11) ou t(11;16)(p11;p11) est synonyme de sarcome fibromyxoïde de bas grade [16, 17] alors que les tumeurs desmoïdes se caractérisent souvent par la présence d’une trisomie 8 ou 20 [3]. Par ailleurs, faire la différence entre un lipoblastome et un liposarcome myxoïde chez un enfant de 10 ans peut être extrêmement difficile sinon impossible. La présence d’altérations chromosomiques portant sur la région q11-13 du chromosome 8 qui contient le gène PLAG1 est synonyme de lipoblastome, alors que les cellules du liposarcome myxoïde, typiquement, ne montrent pas de remaniement du gène PLAG1 mais, à la place, contiennent des transcrits de fusion représentatifs de la translocation t(12;16)(q13;p11) ou de la translocation t(12;22)(q13;q12) [1-3].
Faire la différence entre deux sarcomes de morphologie similaire
Certains sarcomes peuvent être très difficiles, voire impossibles, à distinguer l’un de l’autre. Cela est particulièrement vrai pour la catégorie des tumeurs à petites cellules rondes qui inclut des tumeurs comme le sarcome d’Ewing/PNET, le sarcome synovial peu différencié, la tumeur desmoplasique à petites cellules rondes, le rhabdomyosarcome alvéolaire, le chondrosarcome mésenchymateux et le neuroblastome. À l’exception du chondrosarcome mésenchymateux et du neuroblastome, ces tumeurs contiennent des translocations réciproques qui sont spécifiques de chaque entité et qui peuvent être mises en évidence par FISH ou par RT-PCR, en détectant les gènes transcrits de fusion correspondants [1-3]. Il faut souligner que, dans certaines situations, la technique d’hybridation in situ permet de dire qu’il existe une translocation mais ne permet pas de préciser le type de translocation en cause et donc le type histologique de la tumeur. Cela est notamment vrai lorsque l’on fait appel à la technique break-apart et que l’on utilise des sondes marquant un seul chromosome [10]. Par exemple, le sarcome d’Ewing et la tumeur desmoplasique à petites cellules rondes sont deux tumeurs qui portent des translocations faisant intervenir le gène EWS porté par le chromosome 22. Si l’on fait appel uniquement à la technique break-apart en utilisant une sonde marquant le gène EWS, cette technique montre le même remaniement dans les deux tumeurs même si ces dernières sont différentes sur les plans clinique, histologique, génotypique et évolutif. Pour les différencier l’une de l’autre, il faut utiliser aussi des sondes ciblant les deux gènes partenaires de EWS : WT1 pour la tumeur desmoplasique à petites cellules rondes et FLI1 pour la majorité des sarcomes d’Ewing.
Identifier les lésions qui appartiennent au même spectre lésionnel en dépit de morphologies différentes
La génétique conventionnelle et la génétique moléculaire ont permis de définir de nouveaux spectres lésionnels. Ainsi, on sait maintenant que le sarcome d’Ewing et la tumeur neuroectodermique périphérique/PNET partagent les mêmes anomalies chromosomiques et notamment les translocations t(11;22) ou t(21;22) [1-3]. Le fibroblastome à cellules géantes, défini initialement comme une entité particulière de l’enfant, n’est en fait qu’une variante infantile de dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand [18]. Ces mêmes types tumoraux qui peuvent occasionnellement s’associer ou récidiver sous une forme ou une autre partagent les mêmes anomalies chromosomiques, à savoir essentiellement des chromosomes en anneaux ou la translocation t(17;22)(q22;q13) [18, 19]. Le liposarcome à cellules rondes, renommé liposarcome myxoïde peu différencié dans la version 2002 de l’OMS [20], n’est qu’une variante agressive du liposarcome myxoïde avec lequel il partage les mêmes translocations réciproques t(12;16)(q13;p11) ou t(12;22) (q13;q12) [20]. La variante cellulaire du néphrome mésoblastique et le fibrosarcome infantile, tumeur de faible grade de malignité des nouveaux nés en dépit d’une morphologie inquiétante, partagent la même translocation t(12;15)(p13;q26). Curieusement, cette même translocation est aussi identifiée dans les carcinomes sécrétoires du sein. Récemment, il a été démontré que la tumeur à cellules fusiformes hyalinisante avec rosettes géantes et le sarcome fibromyxoïde de bas grade appartenaient en fait au même spectre lésionnel se définissant par des similitudes morphologiques et la présence d’une translocation réciproque commune t(7;16)(q32-34;p11) [16, 17].
Détecter une maladie résiduelle après traitement ou une rechute infraclinique
Les méthodes de biologie moléculaire (RT-PCR surtout) interviennent dans la surveillance de certains patients porteurs d’un sarcome des tissus mous, notamment dans la détection d’une maladie résiduelle qui persiste après un traitement plus ou moins bien conduit et/ou dans la détection précoce d’une rechute avant que les signes cliniques ne réapparaissent (rechute infraclinique) [5, 6, 22, 23]. Cela est particulièrement vrai pour les tumeurs des enfants et des adolescents, notamment le rhabdomyosarcome alvéolaire et le sarcome d’Ewing [6, 23-25]. Plusieurs études ont montré que, à la phase d’état de la maladie sarcomateuse, des cellules tumorales peuvent être détectées dans le sang circulant [5, 23, 24, 26] ou la moelle osseuse des patients [5, 22]. Lorsque la maladie se poursuit ou récidive sur le plan microscopique, ces mêmes cellules sont à nouveau détectables, justifiant ainsi la mise en place précoce d’un traitement antitumoral ciblé. Les méthodes de détection utilisées doivent être fiables et irréprochables sur le plan de la sensibilité et de la spécificité puisqu’il s’agit là de traiter une « maladie biologique » et non un symptôme, les patients ne présentant pour la plupart aucun signe clinique de récidive tumorale.
Quelques exemples d’anomalies génétiques et moléculaires caractéristiques des sarcomes : implications diagnostiques et pronostiques
Sarcome d’Ewing et tumeur neuroectodermique périphérique primitive (PNET)
Il s’agit d’une tumeur agressive qui survient avec prédilection chez l’enfant et l’adolescent. Vingt à 25 % des patients sont cliniquement métastatiques au moment du diagnostic et un tiers présenteront une récidive tumorale dans les 5 ans qui suivent le diagnostic en dépit d’une prise en charge adéquate. Devant leur similitude génétique, sarcome d’Ewing et PNET sont désormais considérés comme les deux extrémités d’un même spectre lésionnel, les tumeurs de la famille du sarcome d’Ewing. Ce groupe de tumeurs se caractérise par plusieurs translocations spécifiques qui impliquent toutes le gène EWS (EWSR1 ou Ewing sarcoma region 1) situé sur le chromosome 22 (région q12). La présence de ces translocations dans une tumeur à cellules rondes est diagnostique d’une tumeur de la famille du sarcome d’Ewing. Leur détection fait partie des critères d’inclusion des patients dans un certain nombre de protocoles thérapeutiques (par ex. protocole EuroEwing). La plus fréquente est la translocation t(11;22) impliquant le gène FLI1 situé sur le chromosome 11 (région q24) [1-3], qui s’observe dans 90 % des cas. Dans les 10 % restants, on observe la translocation t(21;22) impliquant le gène ERG situé en 21q22, et, plus rarement, des fusions entre le gène EWS et d’autres partenaires de la famille des gènes ETS (ETV1 en 7p22, ETV4 en 17q22, FEV en 2q33), facteurs de transcription normalement liés à l’ADN qui régulent l’expression d’autres gènes [2, 27] (tableau 1). Le gène EWS code pour une protéine ubiquitaire qui contient un domaine de liaison à l’ARN. Le remplacement de son domaine de liaison à l’ARN par le domaine de liaison à l’ADN de FLI1 (commun aux gènes de la famille ETS) aboutit à la formation d’un facteur de transcription très puissant qui peut se fixer sur l’ADN. Ce facteur de transcription induit l’activation de gènes qui accroissent la prolifération et la survie cellulaires (IGF1, CCND1, MYC, etc.) et réprime des gènes normalement impliqués dans la régulation de la croissance cellulaire et l’apoptose (p21, IGFBP3, TGF βRII, etc.) [27]. Dans le cas de la translocation EWS-FLI1, certains gènes de fusion, plus fréquents que d’autres, auraient une certaine valeur pronostique. Ainsi, la fusion EWS-FLI1 dite de type 1, où l’exon 7 de EWS fusionne avec l’exon 6 de FLI1 (65 % des cas), serait de meilleur pronostic que la fusion de type 2 où l’exon 7 de EWS fusionne avec l’exon 5 de FLI1 [6, 28, 29]. Des anomalies moléculaires surajoutées surviennent fréquemment au cours de l’évolution de la maladie telles que des mutations/délétions de p16 et/ou des mutations de p53. Elles sont de mauvais pronostic et se voient volontiers chez les patients porteurs de tumeurs de stade avancé d’emblée [30]. De plus, plusieurs études ont montré que des cellules tumorales circulantes peuvent être détectées par RT-PCR dans le sang et la moelle de patients porteurs de sarcome d’Ewing. La persistance de ces cellules après le traitement ou leur réapparition après une période de latence est synonyme de récidive infraclinique et s’associe à un temps de survie sans récidive significativement raccourci [6, 25].
Rhabdomyosarcomes
Ce sont les sarcomes les plus fréquents de l’enfant. Les rhabdomyosarcomes alvéolaires et embryonnaires représentent respectivement 20-25 % et 65 % des cas. Les rhabdomyosarcomes à cellules fusiformes et la variante botryoïde du rhabdomyosarcome embryonnaire ont le meilleur pronostic alors que les rhabdomyosarcomes alvéolaires, indifférenciés et avec anaplasie diffuse ou extensive ont le plus mauvais pronostic. Les rhabdomyosarcomes embryonnaires conventionnels se situent entre les deux premières catégories sur le plan du pronostic. Comme les rhabdomyosarcomes alvéolaires tendent à récidiver et à métastaser précocement, ils sont traités de manière plus agressive que les autres types de rhabdomyosarcomes. Il est ainsi primordial de distinguer la forme alvéolaire non seulement des autres tumeurs « à petites cellules rondes » mais aussi des autres formes moins agressives. La translocation t(2;13) impliquant le gène PAX3 situé sur le chromosome 2 (région q13) et le gène FOXO1A (anciennement appelé FKHR) situé sur le chromosome 13 (région q14) a été observée dans environ 70 % des rhabdomyosarcomes alvéolaires [1-3]. La translocation t(1;13), qui implique le gène PAX7 situé sur le chromosome 1 (région p36) et le gène FOXO1A, est présente dans environ 10-15 % des tumeurs. Sur le plan diagnostique, la présence de gènes de fusion PAX3- FOXO1A ou PAX7- FOXO1A (ou des transcrits de fusion correspondants détectés par RT-PCR) dans une tumeur à petites cellules rondes qui exprime la desmine est synonyme de rhabdomyosarcome alvéolaire. Ces translocations n’ont pas été observées dans d’autres tumeurs. La détection de ces gènes anormaux a permis de reconnaître certaines formes trompeuses de rhabdomyosarcome alvéolaire, comme la forme solide, et d’identifier une composante alvéolaire dans des tumeurs ayant un aspect morphologique trompeur de rhabdomyosarcome embryonnaire. Une autre façon de suspecter le diagnostic de rhabdomyosarcome alvéolaire est d’effectuer un immunomarquage en utilisant un anticorps anti-myogénine. En effet, il existe une relation étroite entre l’immunoexpression de myogénine et la présence des transcrits de fusion du rhabdomyosarcome alvéolaire. Dans une étude récente, Hostein et al. [31] ont montré que, lorsque plus de 50 % des cellules tumorales exprimaient la myogénine, les transcrits de fusion étaient détectés dans 72 % des cas. À l’inverse, dans le groupe de tumeurs où la myogénine était exprimée dans moins de 50 % des cellules tumorales, il n’y avait aucun cas de rhabdomyosarcome alvéolaire. Cela signifie que toutes les tumeurs comportant plus de 50 % de noyaux positifs pour la myogénine doivent être examinées sur le plan moléculaire. Récemment, une étude portant sur l’expression des gènes dans une série de rhabdomyosarcomes a permis d’identifier quatre gènes (AP2β, P-cadhérine, EGFR, fibrilline-2) qui permettraient de faire la différence entre rhabdomyosarcomes de mauvais pronostic (alvéolaires essentiellement) et de bon pronostic (embryonnaires) [32]. Les même auteurs ont montré par immunohistochimie que AP2β et P-cadhérine étaient exclusivement exprimés dans les rhabdomyosarcomes alvéolaires alors que EGFR et fibrilline-2 n’étaient exprimés que dans les rhabdomyosarcomes embryonnaires [33]. Ces données prometteuses sont actuellement en cours d’évaluation dans une étude prospective. Le type de gène (PAX3 ou PAX7) impliqué dans la translocation des rhabdomyosarcomes alvéolaires pourrait en outre présenter un intérêt pronostique puisque les rhabdomyosarcomes porteurs de la translocation t(1;13) seraient moins agressifs, moins prolifératifs et auraient tendance à donner moins de métastases que ceux dont la translocation impliquerait PAX3 [34, 35]. Comme pour les sarcomes d’Ewing, la détection par RT-PCR de transcrits de fusion dans le sang circulant ou la moelle osseuse permet aussi de juger de l’efficacité du traitement et de détecter les récidives précoces infracliniques [23, 36].
Dans les rhabdomyosarcomes embryonnaires, les modifications génétiques ne sont pas aussi spécifiques. Même si la perte allélique du chromosome 11 dans la région 11p15.5 semble être fréquente, elle n’est pas suffisamment spécifique ni suffisamment sensible pour pouvoir servir de marqueur diagnostique, alors que l’aneuploïdie qui se caractérise par le gain d’un chromosome entier (en particulier des chromosomes 2, 7, 8,12, 13, 17, 18 et/ou 19) permet d’orienter le diagnostic. Dans le contexte d’un rhabdomyosarcome, sans pouvoir l’établir de manière formelle, le gain de chromosomes peut être détecté soit par analyse du caryotype, soit par hybridation in situ sur coupes tissulaires avec des sondes centromériques des chromosomes concernés.
Sarcome synovial
Le sarcome synovial (synovialosarcome) représente 10 à 15 % des tumeurs des tissus mous. Le diagnostic morphologique du sarcome synovial biphasique est généralement aisé. En revanche, les formes monophasiques à cellules fusiformes et les formes peu différenciées sont de diagnostic difficile, surtout si la tumeur siège dans des endroits inhabituels (par ex. plèvre, prostate). Elles exposent à de nombreux diagnostics différentiels (schwanome malin, sarcome d’Ewing, fibrosarcome, etc.) et requièrent pratiquement toujours une confirmation moléculaire. La translocation t(X;18) impliquant le gène SS18 (anciennement appelé SYT) en 18q11 et les gènes SSX1 ou SSX2 (rarement SSX4) en Xp11 est observée dans 95 % des SS, qu’ils soient biphasiques, monophasiques ou peu différenciés [1, 37]. Elle est spécifique du SS et n’est pas détectée dans d’autres tumeurs. Les protéines normales SS18 et SSX siègent dans le noyau et semblent être impliquées dans la régulation de la transcription, SS18 comme activateur, SSX comme modérateur. Le remplacement du domaine inhibiteur de SSX par le domaine activateur de SS18 aboutit à une expression aberrante des gènes cibles de SSX1 ou SSX2, en particulier celui codant pour la cycline D1. Il a été suggéré à plusieurs reprises que les tumeurs porteuses du gène de fusion SS18-SSX1 avaient un plus mauvais pronostic et une plus forte propension à donner des métastases que les tumeurs porteuses du transcrit SS18-SSX2 [38]. Cela n’a pas été confirmé dans une étude récente du groupe Sarcome français [39]. Dans cette étude, le transcrit de fusion en cause n’était pas un facteur pronostique déterminant, contrairement au grade histologique. De façon intéressante, les SS biphasiques sont rarement associés à la présence de transcrits SS18-SSX2, suggérant un lien étroit entre morphologie et génétique [38, 39]. La surexpression des protéines C-erb2 et/ou EGFR dans certains sarcomes synoviaux laisse augurer de l’utilité potentielle de médicaments bloquant leurs voies de signalisation.
Liposarcomes
En mettant en commun leurs connaissances au sein de groupes de travail comme le CHAMP Collaborative Study Group, pathologistes et généticiens sont à l’origine d’avancées importantes dans le domaine des tumeurs adipeuses. Sur la base de leurs morphologies et anomalies génétiques, les tumeurs adipeuses malignes (liposarcomes) sont classées maintenant en trois grandes catégories : bien différenciés et dédifférenciés, myxoïdes bien différenciés et peu différenciés (les myxoïdes peu différenciés étaient auparavant appelés liposarcomes à cellules rondes) et pléomorphes [20, 21, 40]. Par ailleurs, il faut savoir que des anomalies génétiques peuvent également s’observer dans les tumeurs adipeuses bénignes [41]. Ainsi, les lipomes ordinaires présentent des remaniements du gène HMGA2 (high mobility group-A2) en 12q15 et les lipoblastomes se caractérisent par des remaniements de la région 8q11-13, impliquant le gène PLAG1. La détection de ces dernières anomalies constitue une aide importante pour distinguer un lipoblastome d’un liposarcome myxoïde ou bien différencié adipocytaire [41].
Les liposarcomes bien différenciés, comprenant les variantes adipocytaires, sclérosantes et/ou inflammatoires et, peut-être, à cellules fusiformes, peuvent présenter des aspects morphologiques extrêmement variables et posent au pathologiste des problèmes de diagnostic différentiel importants. Ils peuvent notamment être confondus avec des lésions bénignes (lipome remanié, lipome pléomorphe/à cellules fusiformes, lipoblastome, angiomyolipome, pseudo-tumeur inflammatoire). Les liposarcomes dédifférenciés ont tendance à être confondus avec les autres sarcomes à cellules fusiformes ou pléomorphes (léiomyosarcome, myxofibrosarcome, fibrosarcome). Il est important de faire la différence entre liposarcome dédifférencié et ces autres sarcomes pléomorphes car les premiers ont une évolution plus indolente et un risque métastatique moindre (15-20 % des cas) que les seconds. Au caryotype, les liposarcomes bien différenciés se caractérisent par la présence d’un chromosome en anneau ou d’un chromosome géant surnuméraire porteur d’une amplification de la région chromosomique 12q13-15 [21, 40]. Plusieurs gènes siègeant dans cette région sont susceptibles d’être amplifiés dont les plus intéressants sont HMGA2 (high mobility group-A2), SAS (sarcoma amplified sequence), CDK4 (cyclin dependent kinase 4) et MDM2 (murine double minute-2). La découverte de ces mêmes anomalies génétiques dans les liposarcomes dédifférenciés a conduit à les inclure dans un même groupe lésionnel regroupant liposarcomes bien différenciés et dédifférenciés. Le phénomène de dédifférenciation s’accompagne néanmoins d’anomalies génétiques surajoutées, notamment dans les régions chromosomiques 1p32, 12q24 et 6q23, ce qui expliquerait leur plus grande agressivité et leur capacité à perdre le caractère lipogénique tant sur le plan morphologique que biologique [42]. L’amplification de MDM2 et de CDK4, que l’on observe dans les liposarcomes bien différenciés et dédifférenciés, peut être détectée par PCR quantitative, FISH ou, indirectement, par immunohistochimie [43, 44]. L’utilisation d’anticorps dirigés contre les protéines MDM2 et CDK4 est le moyen le plus facile pour confirmer le diagnostic, notamment lorsque se pose le problème du diagnostic différentiel entre un liposarcome bien différencié et un lipome remanié ou entre un liposarcome dédifférencié et toutes les autres tumeurs à cellules fusiformes/pléomorphes que l’on peut rencontrer dans le rétropéritoine, le pelvis, le creux inguinal ou la cuisse. En général, plus la tumeur sera dédifférenciée, plus elle aura tendance à exprimer les protéines MDM2 et/ou CDK4 [43]. La mise en œuvre de ces méthodes de détection de l’amplification ou de l’expression de MDM2 et CDK4 a montré que la plupart des tumeurs du rétropéritoine appelées auparavant histiocytomes fibreux malins pléomorphes ou inflammatoires n’étaient en fait que des liposarcomes dédifférenciés méconnus et non diagnostiqués [45, 46]. Récemment, il a été aussi démontré que les liposarcomes dédifférenciés qui présentaient une différenciation hétérologue à type de léiomyosarcome ou rhabdomyosarcome avaient un pronostic identique à ceux qui ne la présentaient pas et avaient significativement moins tendance à métastaser que les léiomyosarcomes et rhabdomyosarcomes purs [47]. L’expression des protéines MDM2 et CDK4 est conservée dans les foyers hétérologues, permettant ainsi de différencier les liposarcomes dédifférenciés des autres sarcomes myogéniques.
Les liposarcomes myxoïdes (environ un tiers des liposarcomes) se développent de préférence dans les tissus mous profonds des extrémités et, dans plus de deux tiers des cas, dans les muscles de la cuisse [20, 21]. Ils se caractérisent par une translocation t(12;16) spécifique impliquant le gène DDIT3 (DNA-damage-inducible transcript 3, anciennement appelé CHOP ou GADD153) situé en 12q13 et le gène FUS (anciennement appelé TLS) situé en 16p11 [21, 40]. Cette même translocation est observée dans les liposarcomes à cellules rondes, qui sont plus agressifs en termes de dissémination métastatique et sont désormais appelés liposarcomes myxoïdes peu différenciés [20]. Le gène DDIT3 est un facteur de transcription mais aussi un régulateur transcriptionnel. Il est impliqué dans la différenciation adipocytaire, l’érythropoïèse et la croissance cellulaire. Son rôle d’inhibiteur de la croissance cellulaire est annulé par la translocation [21]. Le gène FUS possède un domaine de liaison à l’ARN et présente une grande homologie de structure avec le gène EWS. Il n’est donc pas surprenant qu’une variante de la translocation t(12;16) retrouvée dans les liposarcomes myxoïdes soit la translocation t(12;22) qui implique DDIT3 et EWS [21, 40]. Il est parfois difficile de faire la différence, sur le plan morphologique, entre un liposarcome myxoïde bien différencié et un liposarcome bien différencié comportant d’importants remaniements myxoïdes. Le marquage par MDM2 et CDK4 ainsi que la recherche des translocations du liposarcome myxoïde se révèlent alors utiles pour le diagnostic différentiel. De même, la présence de gènes de fusion FUS-DDIT3 ou EWS-DDIT3 permet de faire la différence entre un liposarcome myxoïde et un myxofibrosarcome de faible grade de malignité et entre un liposarcome myxoïde et un myxome intramusculaire montrant une vascularisation plexiforme bien développée. La présence de ces gènes de fusion dans une tumeur à cellules rondes ressemblant à un carcinome, un lymphome ou une variante cellulaire de chondrosarcome myxoïde extrasquelettique permet d’affirmer le diagnostic de liposarcome myxoïde peu différencié.
Les liposarcomes pléomorphes présentent des anomalies chromosomiques complexes, sans signes distinctifs potentiellement utiles au diagnostic ou au pronostic. Récemment, il a été montré que des liposarcomes pléomorphes et des myxofibrosarcomes de haut grade partageaient certaines anomalies chromosomiques, soulevant la question d’une parenté entre ces deux types lésionnels. Cette hypothèse est confortée par l’existence de similitudes morphologiques entre liposarcomes pléomorphes et myxofibrosarcomes.
Tumeurs stromales gastro-intestinales
Bien que rares, leur incidence annuelle variant entre 10 et 15 nouveaux cas par million de personnes, les GIST sont les tumeurs mésenchymateuses malignes les plus fréquentes du tube digestif [48, 49]. La majorité d’entre elles se situent dans l’estomac et l’intestin grêle mais elles peuvent être localisées aussi dans l’œsophage, le rectum, et même en dehors du tractus digestif, dans le mésentère, l’épiploon et le rétropéritoine.
Sur le plan moléculaire, les GIST (y compris la variante GANT ou gastrointestinal autonomic nerve tumor, appelée aussi plexosarcome) contiennent des mutations activatrices du gène KIT à l’origine d’une activité anormale et incontrôlée de la protéine correspondante qui est un récepteur membranaire à activité tyrosine kinase [48-51]. Ces mutations sont présentes dans plus de 90 % des GIST, y compris dans celles de petite taille (< 1 cm) , phénomène donnant à penser que la présence de ces mutations joue un rôle important dans l’acquisition du potentiel malin. Les GIST survenant dans la triade de Carney ainsi que celles qui surviennent chez les enfants et chez les patients porteurs d’une neurofibromatose de type 1 (maladie de von Recklinghausen) sont souvent dépourvues de mutations [48, 49]. Dans 70 % des cas, les mutations de KIT siègent dans l’exon 11, touchant le domaine juxtamembranaire intracellulaire. Dans 5 à 10 % des cas, elles siègent dans l’exon 9, touchant le domaine juxtamembranaire extracellulaire et, dans 5 % des cas, dans l’exon 13, touchant le domaine activité kinase I. Rarement (< 5 %), elles se situent dans l’exon 17, touchant la boucle d’activation de KIT [51]. La protéine KIT mutée est activée de façon constitutionnelle en l’absence de toute liaison avec son ligand.
Les GIST montrent une expression membranaire ou membranaire et cytoplasmique de KIT en immunohistochimie dans 85 à 95 % des cas. L’anticorps recommandé pour mettre en évidence cette expression est l’anticorps polyclonal anti-KIT (anti-CD117), clone A4502 (Dakopatts, Glostrup, Danemark). Il existe deux autres marqueurs relativement spécifiques et sensibles des GIST : DOG1 (pas d’anticorps encore commercialisé pour cette protéine) et la protéine kinase C thêta (PKCθ) qui est une sérine/thréonine kinase [48, 49]. Ces protéines sont exprimées dans toutes les GIST, y compris celles qui sont négatives pour KIT ou pour le PDGFRA.
Trois à 5 % des GIST n’expriment pas la protéine KIT. Parmi ces tumeurs, 10 à 15 % contiennent pourtant des mutations du gène KIT lorsqu’elles sont examinées sur le plan moléculaire (ainsi l’absence d’expression de la protéine KIT n’exclut pas le diagnostic de GIST et la détection des mutations de KIT est indiquée en cas de GIST KIT-négative). Trente à 65 % des GIST KIT-négatives contiennent des mutations activatrices du récepteur alpha du gène PDGF (platelet derived growth factor) (PDGFRA) [48-51]. Ces GIST KIT-négatives mais PDGFRA-positives sont sensibles au traitement par imatinib mésylate, sauf si la mutation est de type D842V (située dans l’exon 18 de PDGFRA). Elles sont souvent de morphologie épithélioïde et s’observent le plus fréquemment dans l’estomac et en situation extradigestive (mésentère, péritoine) [48, 49]. Les mutations de KIT et PDGFRA sont mutuellement exclusives.
Le devenir des GIST, l’intervalle de temps précédant la rechute, la réponse au traitement par l’imatinib et la survie globale sont corrélés à la localisation anatomique de la tumeur et au type de mutation en cause. Les mutations qui siègent sur l’exon 11 de KIT sont associées à une meilleure réponse au traitement par l’imatinib mésylate que celles qui sont sur l’exon 9 [52]. Les mutations sur les exons 13 et 17 et les GIST dépourvues de mutations sont souvent peu sensibles, voire résistantes, au traitement par imatinib [48, 49, 52]. La dose d’imatinib mésylate à administrer au patient est aussi fonction des mutations en cause. Si le patient présente une GIST avec mutations dans l’exon 11 de KIT, l’administration de 400 ou de 800 mg/j d’imatinib mésylate n’aura pas une influence déterminante sur la survie sans progression de la maladie. En revanche, s’il est porteur d’une GIST avec mutations dans l’exon 9 de KIT, l’administration de 800 mg/j d’imatinib mésylate (au lieu de 400) améliore significativement la survie sans progression et doit donc être recommandée [52]. Cela signifie que la recherche des mutations de KIT (et PDGFRA) devra maintenant être effectuée pour tout patient devant recevoir un traitement par imatinib mésylate afin de pouvoir lui donner le traitement et la dose adéquats d’emblée.
Dans les tumeurs avancées, des anomalies génomiques surajoutées (mutations secondaires ou amplification de KIT et PDGFRA, perte complète ou partielle des chromosomes 14q, 22q, 1p, 15q et 9q, altérations de p16INK4, amplification de MDM2 et/ou CCND1, etc.) sont parfois responsables d’une résistance acquise à l’imatinib mésylate. Ces patients insensibles à l’imatinib mésylate peuvent néanmoins bénéficier de traitements anti-tyrosine kinase alternatifs comme le sunitinib (SU11248) ou le nilotinib (AMN107).
Tumeur rhabdoïde maligne
Les tumeurs rhabdoïdes, rares mais hautement malignes, touchent plus particulièrement le rein mais aussi le cerveau (tumeur rhabdoïde/tératoïde atypique) et les tissus mous des jeunes enfants [14, 53]. Elles surviennent aussi chez l’adulte en situation extrarénale et se caractérisent par une cytomorphologie particulière : un cytoplasme éosinophile abondant et un noyau fortement nucléolé déjeté à la périphérie du cytoplasme, entourant souvent une inclusion hyaline paranucléaire. Sur le plan immunohistochimique, elles expriment la vimentine et les kératines mais peuvent aussi exprimer d’autres antigènes comme l’antigène des membranes épithéliales (EMA). Récemment, il a été montré que les tumeurs rhabdoïdes classiques de l’enfant présentaient une inactivation biallélique du gène suppresseur de tumeurs hSNF5/INI1 (anciennement aussi appelé SMARCB1) porté par le chromosome 22 (22q11.2), inactivation qui survenait par l’intermédiaire d’une délétion du bras long du chromosome 22 portant le gène hSNF5/INI1, d’une monosomie 22 et/ou de mutations inactivatrices de hSNF5/INI1 [14, 53]. Le gène hSNF5/INI1, membre du complexe SWI/SNF, joue un rôle dans le remodelage de la chromatine, la régulation du cytosquelette et le cycle cellulaire [14]. Les délétions et monosomies du chromosome 22 s’observeraient plus volontiers dans les tumeurs rhabdoïdes cérébrales de l’enfant, les mutations dans les tumeurs rénales, et les translocations impliquant le chromosome 22 dans les tumeurs rhabdoïdes de localisations autres comme les tissus mous [53]. Il existe actuellement un anticorps monoclonal (clone BAF47) dirigé contre la protéine IN1 qui est utilisable sur du matériel fixé et inclus en paraffine. L’absence de marquage des noyaux des cellules tumorales traduit une absence ou une réduction importante de la quantité de protéine et constitue un signe indirect d’une inactivation du gène hSNF5/INI1. La très grande majorité des tumeurs rhabdoïdes pures du rein du petit enfant et des tumeurs rhabdoïdes/tératoïdes atypiques du système nerveux sont négatives pour INI1 sur le plan immunohistochimique [14]. Cette spécificité est utile au diagnostic car elle permet de distinguer les vraies tumeurs rhabdoïdes INI1-négatives des tumeurs qui lui ressemblent et qui sont, elles, INI1-positives. Certaines tumeurs, en partie d’aspect rhabdoïde de l’adulte, montrent aussi une déficience du gène hSNF5/INI1, notamment le sarcome épithélioïde dans ses variantes distale et proximale [54, 55] et certains carcinomes [56]. Il existe aussi de rares tumeurs rhabdoïdes pures et typiques qui conservent l’expression d’INI1, ce qui laisse supposer que le phénotype rhabdoïde n’est exclusivement associé à la perte de fonction d’hSNF5/INI1 [14]. Actuellement, on ne sait pas encore si l’inactivation d’hSNF5/INI1 est un événement précoce ou tardif dans l’évolution de la tumeur, si elle est la cause principale de la survenue du phénotype rhabdoïde et/ou si elle est directement responsable de l’évolution agressive.
Conclusion
En révélant l’existence d’anomalies chromosomiques spécifiques de certains sarcomes, la génétique et la biologie moléculaire nous ont ouvert des portes sur les mécanismes potentiellement impliqués dans la genèse et la maintenance de ces tumeurs. L’existence de gènes de fusion identifiables et caractéristiques d’un type tumoral donné permet de les utiliser maintenant comme marqueurs diagnostiques et, parfois, de suivi thérapeutique. La présence de ces marqueurs a permis aussi de mieux définir les grands groupes tumoraux autrement que par la morphologie standard et l’immunohistochimie et, ainsi, de rendre plus fiables les études morphologiques et pronostiques comparatives (surtout lorsque celles-ci sont multicentriques). Il est néanmoins très important de garder à l’esprit que les données apportées par les méthodes de biologie moléculaire ne doivent jamais être considérées isolément. Elles doivent toujours être confrontées aux données cliniques et morphologiques et être intégrées dans la démarche diagnostique comme un élément parmi d’autres. Un autre point important à considérer est la fiabilité des résultats fournis par les laboratoires de biologie moléculaire. Comme pour l’immunohistochimie, un contrôle de la qualité des prestations fournies et des qualifications des personnels est hautement souhaitable. En effet, seul un laboratoire bien équipé, dirigé par un ou plusieurs biologistes moléculaires aguerris et habitués à travailler avec du matériel inclus en paraffine, qui peut contrôler ses résultats de RT-PCR en faisant appel à une autre technique (comme la FISH) et qui procède à un nombre minimal d’examens par année (masse critique) peut être digne de confiance. De façon optimale, les demandes d’examen moléculaire devraient être traitées par des laboratoires spécialisés, gage de fiabilité et de reproductibilité et, en étant optimiste, de réduction des coûts.
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MessageSujet: Re: La localisation cérébrale des tumeurs rhabdoïdes   Jeu 28 Jan 2010 - 15:46

TECHNIQUES SPECIALES
L'apport des techniques spéciales dans le domaine des tumeurs des tissus mous est surtout d'ordre diagnostique :
" par l'élimination formelle des autres catégories de tumeurs
" par la mise en évidence de marqueurs spécifiques (à un degré variable) de certaines lignes de différenciation.
Dans le domaine du pronostic, l'apport des techniques spéciales est encore en cours d'évaluation.
Les principales clés du diagnostic d'une tumeur des tissus mous sont l'âge du malade, le siège et la taille de la tumeur, et surtout son aspect histologique après coloration à l'HES.
Au terme de cet examen, soit le diagnostic est fermement établi, soit le pathologiste est déjà éclairé sur la nature bénigne ou maligne de la tumeur et peut , au minimum, la classer dans l'une des grandes catégories morphologiques : tumeur à cellules fusiformes, tumeur myxoïde, tumeur à cellules rondes…
Dans un certain nombre de situations, des techniques complémentaires doivent être mises en œuvre pour préciser le diagnostic. Ces techniques sont destinées à compléter et non à remplacer l'examen histologique standard ; elles doivent toujours être interprétées dans un contexte morphologique et clinique.
Il convient de distinguer d'emblée les techniques pouvant être mises en œuvre en routine (les colorations spéciales, la plupart des colorations immunohistochimiques) de celles qui ne peuvent être mises œuvre que dans un laboratoire spécialisé ou dans un centre de référence (microscopie électronique, cytogénétique, biologie moléculaire) et pour lesquelles le pathologiste devra, en règle, transmettre le matériel.

I - COLORATIONS SPECIALES (16)
Parmi les nombreuses colorations spéciales disponibles, peu sont utiles en pratique. Quelques unes cependant peuvent, dans des situations précises, apporter un argument décisif en faveur d'un diagnostic et, à ce titre, il ne faut pas hésiter à s'en servir.

- Les colorations des graisses (noir soudan, huile rouge) sont inutiles et peuvent être abandonnées car elles manquent totalement de spécificité : les lipides ainsi détectés peuvent être des produits élaborés par la cellule mais peuvent aussi correspondre à des produits de désintégration ou à du matériel phagocyté.

- La coloration de PAS permettant la mise en évidence du glycogène sous forme de grains rouges intra-cytoplasmiques (disparaissant avec la coloration de PAS diastase) est une coloration utile.
En effet, certaines tumeurs contiennent habituellement du glycogène alors que d'autres en sont habituellement dépourvues (tableau I).
Ainsi devant une tumeur maligne pléomorphe la présence de glycogène permet pratiquement d'éliminer un histiocytofibrome malin et l'on s'orientera alors plutôt vers le diagnostic de carcinome, voire de mélanome, que l'examen immunohistochimique permet en règle générale d'identifier.
Devant une tumeur à cellules rondes la présence de glycogène élimine pratiquement le diagnostic de neuroblastome et constitue un bon argument en faveur du diagnostic de sarcome d'Ewing.
Devant une tumeur à cellules fusiformes, la présence de glycogène oriente vers le diagnostic de léiomyosarcome plutôt que vers le diagnostic de schwannome malin.
La présence de cristaux PAS positifs, résistant à la diastase, est une des caractéristiques du sarcome alvéolaire des parties molles.
Tableau I : Tumeurs des tissus mous et glycogène
HABITUELLEMENT + VARIABLE HABITUELLEMENT -
Rhabdomyosarcome Léiomyosarcome Histiocytofibrome malin
Sarcome d'Ewing Liposarcome Fibrosarcome
Chondrosarcome Sarcome épithélioïde Synovialosarcome
S. à cellules claires Angiosarcome Schwannome malin
S. alvéolaire des P.M Carcinome Neuroblastome
Mélanome


- La coloration du Bleu Alcian permet la mise en évidence de mucine qui définit les tumeurs myxoïdes. Au niveau des tumeurs des tissus mous, l'utilisation combinée du bleu alcian seul et après hyaluronidase permet de séparer les tumeurs myxoïdes cartilagineuses (qui contiennent des glycosaminoglycanes sulfatés) des tumeurs myxoïdes non cartilagineuses, les plus nombreuses qui sont constituées d'acide hyaluronique (Tableau II). Cette caractéristique n'est toutefois pas propre aux tumeurs cartilagineuses et se retrouve également dans les carcinomes muco-sécrétants. La coloration au bleu alcian peut également être utile pour distinguer les lipoblastes authentiques (bleu alcian -) de cellules vacuolisées pseudo-lipoblastiques (bleu alcian +).

Tableau II : Tumeurs des tissus mous et mucines
BLEU ALCIAN BLEU ALCIAN APRES
HYALURONIDASE
T. myxoïdes cartilagineuses
(ex : chondrosarcome myxoïde) + +
T.myxoïdes non cartilagineuses
(ex : Liposarcome)
+ -


- La coloration de Fontana permettant la mise en évidence de mélanine peut être très utile car elle permet de limiter les hypothèses diagnostiques. Les tumeurs avec dépôts de mélanine observées au niveau des tissus mous, sont indiquées dans le tableau III.

Tableau III : Tumeurs des tissus mous et mélanine
Mélanome malin
Naevus bleu cellulaire
Sarcome à cellules claires
Neurofibrome pigmenté
Ganglioneurome pigmenté
Schwannome mélanotique
Dermatofibrosarcome pigmenté (T. de Bednar)
Progonome mélanotique


- Les colorations d'imprégnation argentique de la trame de réticuline sont en pratique utiles dans deux circonstances. Elles aident au diagnostic de synovialosarcome en soulignant une composante d'aspect épithélial même minime. Elles sont également utiles dans le diagnostic des tumeurs vasculaires.
- Le trichrome de Masson peut aider au diagnostic de tumeurs musculaires en mettant en évidence les striations longitudinales des léiomyosarcomes et transversales des rhabdomyosarcomes.
- La coloration de Perls peut contribuer au diagnostic de sarcome de Kaposi en mettant en évidence des dépôts d'hémosidérine.


II - IMMUNOHISTOCHIMIE (6,11,17,20,41,47,57)
Grâce au nombre croissant d'anticorps de bonne qualité disponibles, l'immunohistochimie (IHC) constitue un réel progrès dans le diagnostic des tumeurs des tissus mous.
Nous n'envisagerons ici que l'IHC réalisée sur tissus fixés de manière conventionnelle et inclus en paraffine avec des anticorps mono ou polyclonaux commercialisés. Les méthodes immunoenzymatiques (en particulier immunopéroxydases utilisant soit la technique péroxydase-antipéroxydase, soit la technique en avidine-biotine) sont en règle utilisées.
Les méthodes de restauration antigénique par prétraitement enzymatique et surtout par la chaleur en ambiance humide (par four à micro-ondes ou autocuiseur) sont de plus en plus employées et augmentent considérablement la sensibilité de la technique pour la plupart des anticorps utilisés.
L'IHC ne peut être utile que sous certaines conditions d'utilisation :
- elle doit être considérée comme un complément de la morphologie,
- la technique doit être d'excellente qualité,
- il faut faire une batterie de marqueurs,
- l'interprétation doit être rigoureuse.

A - LES MARQUEURS UTILES :
Les anticorps disponibles sont maintenant nombreux et de bonne qualité. Les plus utiles au diagnostic sont indiqués dans le tableau IV .

Tableau IV : Anticorps les plus utiles au diagnostic des tumeurs des tissus mous
Anticorps Clone Provenance Commentaires
Cytokératine (M) KL1 Immunotech Différenciation épithéliale
EMA (M) E29 Dako
(synovialo-sarcome, sarcome épithélioïde)
Protéine S100 (P) Dako Marqueur des cellules de Schwann, des chondrocytes, adipocytes, mélanocytes
HMB45 (M) HMB45 Dako Différenciation mélanocytaire
CD45 (M) 2B11PD7/26 Dako
Différenciation lymphoïde
Desmine (M) D33 Dako Différenciation musculaire
Actine musc.lisse (M) 1A4 Sigma Différenciation musculaire lisse
Myogénine (M) F5D Dako Différenciation musculaire striée
Facteur VIII (P) Dako Différenciation endothéliale
CD34 (M) QBEND10 Immunotech Différenciation endothéliale
CD 31 (M) 1C/70A Dako Différenciation endothéliale
MIC2 (CD99) (M) 1ZE7 Dako Marqueur du sarcome d'Ewing
PGM1 (CD68) PGM1 Dako Marqueur des histiocytes
Chromogranine A(M) DAK.A3 Dako Marqueur neuro-endocrine
(*) M = monoclonal, P = polyclonal

Devant une tumeur des tissus mous posant un problème diagnostique le pathologiste doit, pour bénéficier au mieux de l'aide apportée par l'IHC, respecter des règles d'indication et d'interprétation, et connaître les positivités attendues en fonction des anticorps utilisés.
B - LES NOUVEAUX ANTICORPS (11) :
De nouveaux anticorps récemment commercialisés peuvent être très utiles et, dans certaines situations, doivent être intégrés au panel de base pour le diagnostic des tumeurs des tissus mous.
1. Anticorps utiles :
Myogénine : il s'agit d'un facteur de transcription musculaire striée dont la protéine appartient à la famille des Myo-D. Cette protéine est exprimée au stade précoce de la différenciation musculaire striée avant la desmine et l'actine. Cet anticorps est sensible et spécifique pour le diagnostic des rhabdomyosarcomes avec une positivité dans 90% des cas et semble de meilleure qualité que le Myo D1. La myogénine est aussi utile dans la distinction entre la forme embryonnaire et alvéolaire puisque dans cette tumeur plus de 50 % des cellules sont marquées contrairement aux autres types de rhabdomyosarcomes (7,37).
CD117 ou c-kit : le CD117 correspond à la protéine codée par le proto-oncogène c-kit. Cette protéine correspond à un récepteur trans-membranaire qui a une activité tyrosine kinase lorsqu'il est activé. Elle est normalement exprimée par les mastocytes, les mélanocytes, les cellules germinales, différents types de cellules hématopoïétiques et les cellules interstitielles de Cajal du tractus digestif. Le CD117 est exprimé dans environ 90 % des tumeurs stromales du tube digestif et permet actuellement de prédire une bonne réponse au traitement par le STI571 dans les tumeurs stromales malignes digestives. Il est positif dans les mastocytoses, les mélanomes, séminomes et angiosarcomes (53).
H-caldesmone : c'est une protéine de haut poids moléculaire impliquée dans la contraction des cellules musculaires lisses. Elle est positive dans les tumeurs musculaires lisses bénignes et malignes, les tumeurs glomiques, les angiomyolipomes et les tumeurs stromales digestives. Elle est négative dans les rhabdomyosarcomes, les tumeurs myofibroblastiques et desmoïdes ce qui constitue un argument supplémentaire dans le diagnostic de tumeur musculaire lisses (5,43).
HHV8 (Human herpes virus de type 8 ) : ce type de virus est constamment impliqué dans les sarcomes de kaposi et dans de rares proliférations lymphoïdes (lymphomes des séreuses et maladie de Castleman). L'utilisation de l'anticorps anti-HHV8 sur coupes en paraffine permet d'affirmer le diagnostic de kaposi. Il se caractérise par une positivité nucléaire granuleuse au niveau des cellules tumorales. Il s'agit d'un anticorps spécifique et relativement sensible, même dans les formes de début de Kaposi (12).
Fli-1 : cette protéine est exprimée par la partie carboxyterminale du gène Fli-1 du chromosome 11 impliqué dans la translocation t (11 ;22) du sarcome d'Ewing. Il s'agit d'un facteur de transcription nucléaire qui donne une positivité nucléaire au niveau des petits lymphocytes et des cellules endothéliales. Il est positif dans 70 à 80 % des PNET et s'avère plus spécifique que le CD99 (22). Les lymphomes lymphoblastiques sont aussi positifs. Il a aussi un intérêt dans le diagnostic des tumeurs vasculaires bénignes et malignes, en particulier de forme épithélioïde. En effet, il est retrouvé dans 94 % des tumeurs vasculaires tandis que les mélanomes, carcinomes et différents sarcomes sont négatifs (21).

2. Les autres anticorps récents :
le Bcl2 , le WT1, les cadhérines et le Mdm2 sont des anticorps moins ou peu spécifiques. Dans certains cas ils peuvent cependant constituer un élément supplémentaire au diagnostic. Le WT1 (produit du gène suppresseur de la tumeur de Wilm) est positif dans 100 % des tumeurs desmoplasiques à cellules rondes qui sont caractérisées par la translocation EWS-WT1 (26) mais ce marqueur est aussi positif dans les néphroblastomes, les mésothéliomes et certains carcinomes. Il est négatif dans les PNET, les rhabdomyosarcomes et les neuroblastomes. Le Mdm2, proto-oncogène inhibiteur de la protéine p53, qui est amplifié dans 20 % des sarcomes et particulièrement dans les liposarcomes dédifférenciés, peut être détectés par immunohistochimie. Cet anticorps peut être utile dans la distinction entre un lipome et un liposarcome et aussi dans l'identification des liposarcomes dédifférenciés (49).
C - REGLES D'INDICATIONS
1. Choisir le ou éventuellement les niveaux de coupe à soumettre à l'IHC : il faut sélectionner la section où la tumeur est bien représentée et morphologiquement bien conservée avec si possible, présence de témoins internes positifs et négatifs pour les anticorps utilisés.

2. Choisir les anticorps à utiliser, ceci en fonction des diagnostics possibles. Il est nécessaire d'utiliser plusieurs marqueurs, ce qui permet d'obtenir des arguments pour et contre chaque hypothèse diagnostique. Ainsi, devant une tumeur maligne totalement indifférenciée des tissus mous, il est recommandé d'effectuer, dans un premier temps, les antipanleucocytaires (si l'hypothèse d'un lymphome malin ne peut être exclue sur l'aspect morphologique), cytokératine, EMA, protéine S100, HMB45, vimentine.
D - REGLES D'INTERPRETATION
1. L'analyse des témoins internes positifs et négatifs est primordiale et doit toujours constituer l'étape préalable à l'interprétation d'un immunomarquage sur lames. Elle permet de juger de la bonne qualité technique et en particulier de la qualité de la fixation.
Une fausse négativité des témoins positifs internes peut être due à une mauvaise fixation.
La fixation (formol ou Bouin) doit être de l'ordre de 12 à 48 h suivant la taille des fragments. Si elle a dépassé 48 h, une altération des sites antigéniques peut être observée. Un prétraitement par la chaleur en tampon citraté (micro-ondes ou autocuiseur) permet alors habituellement de démasquer ces sites antigéniques. Ce prétraitement par la chaleur est de plus en plus systématiquement utilisé pour la plupart des anticorps. Il doit être effectué sur lames prétraitées, par exemple par le silane. Un raccourcissement du temps de fixation (moins de 12 h, en particulier pour des fragments d'une certaine taille) altère également les résultats de l'IHC en donnant de faux négatifs. Si une sur-fixation peut être corrigée par un prétraitement adéquat, une sous-fixation est en général irréversible.
En règle générale le temps de fixation est mal apprécié. L'utilisation d'un contrôle interne se révèle alors essentiel. Seul un contrôle interne positif permet de prendre en compte un immunomarquage négatif. Le choix de l'anticorps anti-vimentine comme contrôle interne de positivité est recommandé (4).
Si le marquage de la vimentine est hétérogène, certaines zones étant fortement positives, d'autres négatives, ceci indique une conservation inégale des sites antigéniques dont il faut tenir compte pour l'interprétation des autres marquages.
La présence d'un bruit de fond (fausse positivité des témoins internes négatifs) est en règle liée à un problème technique (mauvais fixateur, coupes trop épaisses, durée d'application et/ou concentration de l'Ac trop importantes...). Dans cette situation, il faut refuser toute interprétation et refaire, si on le peut, la technique dans de meilleures conditions.
2. Il convient de connaître certains artéfacts à ne pas prendre pour un résultat positif :
- Existence de plages arrondies et très localisées où tout est faussement positif (cellules et substances intercellulaires).
- Présence de noyaux faussement positifs avec des anticorps ne marquant normalement pas les noyaux.
3. Certains pièges d'interprétation doivent être connus :
- Il est en général facile de ne pas confondre un dépôt de pigments (hémosidérine, mélanine ...) intracellulaire avec un marquage positif. En cas de doute, un nouvel examen de l'HES et d'une coloration spécifique du pigment permet de trancher.
- L'infiltration et la dissociation d'un tissu normal positif par la tumeur négative ne doivent pas être interprétées comme un résultat positif. Le cas le plus fréquent est celui du muscle strié infiltré par une tumeur. Des fibres musculaires isolées et atrophiques positives avec l'anti-desmine ne doivent pas être prises pour des cellules tumorales. L'examen à un faible grossissement montrant un phénomène de zone constitue un bon argument en faveur de cellules normales résiduelles. Dans la même situation, il a été observé des cellules tumorales positives par phagocytose de la desmine.
- L'infiltration de la tumeur négative par des cellules non tumorales positives peut également poser des problèmes d'interprétation. C'est le cas de tumeurs cutanées infiltrées par des cellules de Langerhans réactionnelles positives avec l'antiprotéine S100.
4. Il faut connaître la topographie intracellulaire du marquage des différents anticorps utilisés : marquage membranaire pour les antipanleucocytaire, EMA, MIC2 et souvent CD31 ; marquage cytoplasmique pour les autres marqueurs et parfois l'anti-EMA. L'antiprotéine S100 donne habituellement un marquage nucléaire associé au marquage cytoplasmique. Certains marqueurs cytoplasmiques, tels l'HMB45 et la chromogranine, donnent un marquage granulaire.
5. L'emploi d'une batterie d'anticorps doit conduire à des résultats cohérents : toute faille à cette règle doit faire mettre en doute la technique.
6. Il faut connaître la possibilité de positivités inattendues de certains anticorps et avoir une idée de la sensibilité et de la spécificité de ces anticorps.
Certaines positivités sont variées comme avec l'anticytokératine (tableau V) et l'antiprotéine S100 (tableau VI). L'antivimentine est positive au niveau de la plupart des tumeurs conjonctives mais également au niveau des mélanomes, des mésothéliomes, de certains lymphomes non hodgkiniens et d'un grand nombre de carcinomes tels les adénocarcinomes du rein, de la thyroïde, des glandes salivaires, du poumon, de l'endomètre et du sein. Les carcinomes d'aspect sarcomateux sont habituellement positifs pour l'anti-vimentine. L'anti-actine musculaire lisse de type et l'anti-actine musculaire globale ou HHF35 sont également des marqueurs relativement peu spécifiques. Ils sont positifs au niveau des tumeurs musculaires lisses, surtout bénignes, des lésions et tumeurs contenant des myofibroblastes, mais également au niveau de certains histiocytofibromes bénins ou malins, de sarcomes indifférenciés et même de carcinomes indifférenciés. Le CD34 est également positif dans d'assez nombreuses lésions (tableau VII). Le CD 99 (MIC2) est un marqueur très sensible du sarcome d'Ewing et des PNET mais il marque également les lymphomes lymphoblastiques, des thymomes, certains rhabdomyosarcomes, certains carcinomes neuro-endocrines, des tumeurs fibreuses solitaires, des chondrosarcomes mésenchymateux et près de 50 % des synovialosarcomes monophasiques (23) (tableau VIII). D'autres anticorps sont plus spécifiques comme l'antipanleucocytaire (tumeurs lymphoïdes) ou l'antidesmine (tumeurs musculaires lisses et striées).
Cette liste des positivités attendues en fonction des anticorps n'est cependant pas limitative. Ainsi, les anticytokératines et la protéine S100 peuvent parfois être positives avec d'autres tumeurs (tableaux V et VI). Ces positivités inattendues ne doivent pas remettre en cause la valeur de l'IHC mais ils montrent bien qu'un anticorps positif, pris isolément, a peu de valeur.
Dans tous les cas, les éléments qui permettent de conclure sont les données cliniques, la morphologie de la tumeur (HES et éventuellement colorations spéciales) et le résultat d'une batterie de marqueurs.

Tableau V : Tumeurs des tissus mous et cytokératine
Positivités attendues Positivités inattendues
Tumeur épithéliale Léiomyosarcome
Mésothéliome Rhabdomyosarcome
Chordome Sarcome d'Ewing
Synovialosarcome Liposarcome
Sarcome épithélioïde Histiocytofibrome malin
T. desmoplastique à petites cellules rondes Sarcomes vasculaires épithélioïdes
Tumeur rhabdoïde maligne Schwannome malin


Tableau VI : Tumeurs des tissus mous et protéine S100
Positivités attendues Positivités inattendues
Tumeurs mélaniques Rhabdomyosarcome
Certaines tumeurs épithéliales Léiomyosarcome
Chordome Histiocytofibrome malin
Histiocytose X Synovialosarcome
Tumeurs des nerfs périphériques Sarcome d'Ewing
Sarcome à cellules claires Tumeur desmoïde
Tumeurs cartilagineuses
Tumeurs adipeuses différenciées

Tableau VII : Tumeurs des tissus mous et CD34
o Tumeurs vasculaires
o Dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand
o Tumeur fibreuse solitaire
o Lipome à cellules fusiformes et/ou pléomorphes
o Tumeur stromale du tube digestif
o Neurofibrome
o Hémangiopéricytome
o Sarcome épithélioïde
o Tumeur maligne des nerfs périphériques
o Léiomyosarcome
o Méningiome



Tableau VIII : Tumeurs des tissus mous et CD 99
Sarcome d'Ewing - PNET
Synovialosarcome
Chondrosarcome mésenchymateux
Tumeur fibreuse solitaire
Thymome
Carcinome neuro-endocrine
Lymphome lymphoblastique - sarcome granulocytaire


E - INTERET PRATIQUE DE L'IMMUNOHISTOCHIMIE (8, 51)
En pratique, l'IHC peut être utile dans 3 circonstances :
- pour identifier une lésion bénigne d'aspect atypique ou rare ;
- pour identifier la nature sarcomateuse ou non d'une tumeur maligne indifférenciée ;
- pour classer un sarcome.

1. Identification d'une lésion bénigne atypique ou rare
L'IHC ne contribue qu'exceptionnellement au diagnostic de bénignité ou de malignité d'une lésion. Elle peut cependant apporter un argument décisif pour le diagnostic de certaines lésions bénignes. Il convient de bien connaître ces cas.
1.1. Tumeurs bénignes des nerfs périphériques
Certaines de ces tumeurs sont rares (tumeur à cellules granuleuses) ou atypiques (tumeur à prédominance myxoïde, tumeur avec dystrophies nucléaires importantes, tumeur très cellulaire). Certaines, comme le schwannome cellulaire (65) ou le schwannome avec dystrophies nucléaires importantes peuvent être prises à tort pour un sarcome.
Dans le schwannome, la protéine S100 est en règle fortement positive au niveau de la majorité des cellules tumorales (64, 65). Ce type de positivité peut constituer un argument décisif pour le diagnostic de bénignité. Dans les tumeurs malignes des gaines des nerfs périphériques, la positivité intéresse habituellement une partie seulement des cellules tumorales.

1.2. Lésions de nature histiocytaire
Il peut s'agir d'un infiltrat de nature réactionnelle, d'une lésion de surcharge, d'un xanthogranulome juvénile ou d'une tumeur à cellules géantes des gaines et tendons. Certaines de ces lésions peuvent être de diagnostic difficile car atypiques. C'est le cas par exemple de la tumeur à cellules géantes des gaines et tendons dans sa forme diffuse, constituée d'éléments mononucléés relativement monomorphes.
Les cellules de nature histiocytaire bénigne sont en règle fortement positives avec le CD68 (PGM1) (18).

1.3. Tumeurs rares
Certaines tumeurs rares que l'on peut observer au niveau des tissus mous ont un profil immunohistochimique particulier.
1.3.1. Paragangliome (1, 35, 66)
Les cellules principales sont positives pour la chromogranine A et les cellules sus-tentaculaires qui entourent les îlots de cellules principales sont positives pour la protéine S100. Les marqueurs épithéliaux sont négatifs. Le caractère organisé de la tumeur, avec présence de cellules protéine S100 positives entourant les cellules principales, constitue un bon argument pour la bénignité de la tumeur.

1.3.2. Tumeur glomique(14)
Les cellules sont positives pour les anti-vimentine et actine musculaire lisse alpha l'h-caldesmone et le collagène IV.
1.3.3 Angiomyolipome (40)
Dans les formes atypiques d'angiomyolipomes avec une composante musculaire lisse prédominante , riche en atypies nucléaires, ou à cellules épithélioïdes, l'immunohistochimie peut être décisive dans le diagnostic en mettant en évidence une expression des cellules tumorales pour les marqueurs mélanocytaires HMB45, Melan-A et les marqueurs musculaires lisses, actine musculaire lisse, h- caldesmone.

1.3.4. Tumeur fibreuse solitaire
Cette tumeur, initialement décrite au niveau des séreuses (plèvres), peut s'observer au niveau des tissus mous. Elle peut être confondue avec un sarcome à cellules fusiformes, en particulier un synovialosarcome. Elle exprime fortement le CD34 et le plus souvent le CD99 et le Bcl2, tandis que le CD34 (27,51,56) est toujours négatif dans le synovialosarcome.

1.3.5. Myoépithéliome
Le myoépithéliome des tissus mous peut-être confondu avec un sarcome, principalement un chondrosarcome myxoïde extra squelettique. La positivité de cette tumeur pour la cytokératine, l'EMA et la PS100 permet de faire le diagnostic (34).
1.4. Lésions constituées de myofibroblastes
Certaines lésions des tissus mous sont spécifiquement constituées de myofibroblastes : fasciite pseudo-sarcomateuse (45), myosite proliférative et ossifiante, fibromatose, myofibromatose infantile et myofibroblastome (palissadique intra-ganglionnaire, du sein) (32,63) ; d'autres sont riches en myofibroblastes comme les pseudo-tumeurs inflammatoires.
Le profil immunohistochimique du myofibroblaste en pathologie est variable (50) : positivité habituelle pour les anticorps dirigés contre la vimentine et l'actine musculaire lisse alpha et plus rarement contre la desmine. L'H-caldesmone est négative.
Il convient cependant d'être très prudent dans l'utilisation de l'IHC pour le diagnostic de ces lésions et ceci pour deux raisons :- des lésions, en particulier tumorales malignes, peuvent comporter des myofibroblastes
- le profil immunohistochimique rapporté, et en particulier la positivité pour l'actine musculaire lisse alpha, n'est pas spécifique du myofibroblaste et peut s'observer au niveau de différentes cellules tumorales (31,54). C'est le cas du léiomyosarcome mais également de certains histiocytofibromes malins, fibrosarcomes, sarcomes indifférenciés. Certaines tumeurs malignes indifférenciées, comme des carcinomes indifférenciés, expriment également l'actine musculaire lisse alpha.

1.5. Intérêt et limite des marqueurs de prolifération
Certains de ces marqueurs, comme le Mib-1 (Ki67), sont utilisables sur coupes de tissu fixé et inclus en paraffine. Ils peuvent théoriquement être utiles pour aider à déterminer le degré de malignité de certaines tumeurs, comme les tumeurs stromales du tube digestif (24,67). Ils doivent cependant être considérés comme en cours d'évaluation et utilisés avec une grande prudence, des lésions bénignes réactionnelles pouvant s'avérer beaucoup plus prolifératives que des tumeurs malignes (cas des fasciites et lésions apparentées).
Indépendamment de sa valeur diagnostique discutable, le marqueur de prolifération Ki67 semble posséder, dans plusieurs séries de la littérature (30), un intérêt pronostique propre.

2. Identification de la nature sarcomateuse ou non d'une tumeur maligne indifférenciée
Devant une tumeur manifestement maligne siégeant au niveau des tissus mous, avant d'essayer de définir le type de sarcome dont il s'agit, il faut avoir formellement éliminé les tumeurs malignes d'autre nature. En effet, les sarcomes sont des tumeurs rares et les carcinomes, lymphomes et mélanomes sont plus fréquents et peuvent se présenter comme une tumeur primitive des tissus mous.
Il conviendra particulièrement de se méfier dans trois circonstances :
- lorsqu'il existe un antécédent de tumeur maligne non sarcomateuse,
- s'il s'agit d'une tumeur de siège particulier : peau ou muqueuse, surtout s'il existe une ulcération, aires ganglionnaires (inguinale, axillaire, rétropéritonéale), près ou au niveau de certains organes (rein, thyroïde, sein, poumon),
- s'il s'agit d'une tumeur maligne morphologiquement inclassable, qu'elle soit à cellules fusiformes, pléomorphes ou rondes, ou si son aspect est celui d'un histiocytofibrome malin, d'un fibrosarcome ou d'un hémangiopéricytome malin. En effet, ces types architecturaux ne sont pas spécifiques d'un type histogénétique de sarcome et peuvent se rencontrer dans un carcinome ou éventuellement un mélanome malin.
Les arguments à rechercher pour éliminer une tumeur maligne non conjonctive sont de trois ordres :
- antécédent de tumeur maligne et, s'il y a eu un prélèvement précédent, ne pas hésiter à l'examiner pour le comparer à la tumeur actuelle ;
- examen histologique soigneux de la tumeur après échantillonnage correct afin de retrouver une composante épithéliale ou mélanique typique ;
- utilisation de techniques spéciales, en particulier de l'immunohistochimie.

L'IHC est ici d'une grande utilité et permet habituellement d'identifier un carcinome (cytokératine et EMA positifs), un mélanome (vimentine, protéine S100 et HMB45, Melan-A positifs), un lymphome (CD45 positif) ou un sarcome (vimentine positive). Certains cas restent cependant d'interprétation difficile du fait de carcinomes positifs pour la vimentine et de sarcomes positifs pour les marqueurs épithéliaux. Dans ces cas, c'est sur un ensemble d'arguments cliniques, morphologiques (HES) et immunohistochimiques que l'on pourra conclure.

3. Classification d'un sarcome
Dans cette situation, l'IHC est surtout utile pour confirmer un type de sarcome suspecté sur la morphologie, mais est en pratique rarement utile devant un sarcome totalement indifférencié.
La contribution de l'IHC à la classification d'un sarcome dépend du type histologique envisagé.
3.1. Types histologiques pour lesquels l'IHC est assez souvent décisive
Il s'agit des rhabdomyosarcomes, tumeurs stromales du tube digestif, synovialosarcomes, sarcomes vasculaires et certains sarcomes rares (sarcome épithélioïde, sarcome à cellules claires des gaines et tendons, sarcome d'Ewing, neuro-épithéliome, tumeur intra-abdominale desmoplastique à petites cellules rondes, tumeur rhabdoïde maligne et dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand).
3.1.1. Rhabdomyosarcomes (47,50,59)
Nous utilisons en pratique quatre marqueurs musculaires : desmine, actine musculaire lisse alpha, actine musculaire globale ou HHF35, ainsi que la myogénine. D'autres marqueurs comme l'actine sarcomérique, le myo-D et la myosine sont en cours d'évaluation.
Le profil immunohistochimique des tumeurs musculaires striées et lisses est indiqué dans le tableau VIII.
Le marqueur le plus utile pour le diagnostic de rhabdomyosarcome sont la desmine et la myogénine qui sont positives dans environ 90 % de ces tumeurs (7,37). La desmine n'est pas spécifique d'une différenciation musculaire striée mais sa positivité, dans un sarcome à cellules rondes développé chez un jeune, constitue un argument décisif pour le diagnostic. De récentes études montrent que la myogénine se révèle aussi très utile pour identifier, parmi les tumeurs à cellules rondes de l'enfant, les rhabdomyosarcomes. Elle donne un marquage nucléaire et s'avère beaucoup plus sensible et spécifique que la myoglobine (60), principalement dans les formes alvéolaires. Elle n'est pas exprimée dans le muscle lisse et ses tumeurs, ni dans le muscle strié normal.
Tableau VIII : Sarcomes musculaires et immunohistochimie
Desmine HHF 35 (*) AML (**) Myogénine
Rhabdomyosarcome + + - +/-
Léiomyosarcome +/- +/- +/- -

(*) Actine musculaire globale
(**) Actine musculaire lisse alpha

L'actine musculaire globale ou HHF35 est, dans l'ensemble, d'une sensibilité équivalente à la desmine dans les rhabdomyosarcomes. Cependant, certains cas " desmine négative " peuvent être positifs pour l'HHF35. Cette positivité constitue un argument décisif pour le diagnostic de rhabdomyosarcome lorsqu'il s'agit d'une tumeur à cellules rondes. Dans les tumeurs à cellules fusiformes, l'HHF35 perd de sa spécificité car il est habituellement positif au niveau des myofibroblastes.
L'actine musculaire lisse alpha est habituellement négative dans les rhabdomyosarcomes. Cependant, quelques cellules tumorales peuvent exprimer ce marqueur dans ce type de tumeur.
3.1.2. Tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST)
Ces tumeurs présentent, de manière caractéristique, une positivité pour le CD117 ou c-kit, un récepteur de la tyrosine-kinase exprimé normalement dans les cellules-souches hématopoïétiques, les mastocytes, les cellules germinales et les cellules interstitielles de Cajal du tractus gastro-intestinal. Les tumeurs stromales du tube digestif sont fortement positives (53) alors que les léiomyomes, léiomyosarcomes et schwannomes, quel que soit leur siège, sont négatifs. Certains sarcomes des tissus mous peuvent être positifs mais, actuellement, le CD117 n'a pas de valeur diagnostique dans ce domaine.
Les GIST sont en outre fréquemment positives pour le CD34 et l'h-caldesmone (43,44). Elles expriment de manière variable d'autres marqueurs tels que l'actine musculaire lisse, la desmine et la PS100.
3.1.3. Synovialosarcomes
C'est surtout dans le cadre des synovialosarcomes monophasiques à cellules fusiformes que l'IHC est assez souvent déterminante pour le diagnostic.
Les trois marqueurs utiles sont ici la cytokératine, en particulier la cytokératine 7 et la pancytokératine AE1/AE3 (46), l'EMA et le CD34.
Les marqueurs épithéliaux marquent des petits amas cellulaires ou des cellules isolées. Ces cellules sont négatives pour la vimentine qui marque toutes les autres cellules négatives pour les marqueurs épithéliaux. L'EMA est un marqueur très sensible qui est positif dans presque 100 % des cas mais moins spécifique. Les cytokératines sont positives dans 70 % des synovialosarcomes monophasiques et 10-63 % des formes peu différenciées, cette positivité est même exigée par certains auteurs pour le diagnostic (40). Ces tumeurs expriment aussi le CD99, le BcL2 et la PS100. Le CD34 est toujours négatif.
3.1.4. Tumeurs vasculaires malignes
L'identification de la nature vasculaire d'une tumeur peut poser un problème lorsqu'elle est constituée de cellules fusiformes (angiosarcome à cellules fusiformes, sarcome de Kaposi) ou de cellules épithélioïdes (angiosarcome épithélioïde, hémangioendothéliome épithélioïde).
Tableau IX : Sarcomes vasculaires et immunohistochimie
Angiosarcome S. de Kaposi Hémangioendothéliome épithélioïde Autres
sarcomes Carcinomes
Cytokératine +/- - +/- +/- +
EMA +/- - +/- +/- +
CD31 + + + - -
CD34 + ++ + +/- -
Facteur VIII +/- +/- +/- - -
HHV8 - + - - -
FLI-1 + + + - -

Dans cette situation, nous utilisons une batterie de marqueurs : marqueurs vasculaires (CD31, CD34, facteur VIII), marqueurs épithéliaux (cytokératine et EMA), vimentine (Tableau IX).
Le CD31 apparaît actuellement comme le marqueur le plus sensible et le plus spécifique d'une différenciation vasculaire (13,42).
Le CD34 présente une bonne sensibilité, en particulier dans les sarcomes de Kaposi (3), mais il peut être positif dans d'autres tumeurs (tableau VII) (3, 42,44,51,58).
Le facteur VIII a une excellente spécificité pour les cellules endothéliales mais il est par contre peu sensible et il est surtout positif au niveau des tumeurs bien différenciées.
L'HHV8 est un marqueur très utile dans le diagnostic de sarcomes de Kaposi. Il est très sensible et spécifique, même dans les formes de début (12) et se caractérise par une positivité nucléaire des cellules tumorales. Le lymphome des séreuses et la maladie de Castleman expriment également l'HHV8.
Récemment, un marquage pour la protéine FLI-1 (marqueur du sarcome d'Ewing) a été mis en évidence au niveau des cellules endothéliales normales et d'une majorité (94 %) de tumeurs vasculaires (angiosarcomes, hémangiomes épithélioïdes, sarcomes de Kaposi, hémangiomes) (21).
Les tumeurs vasculaires sont négatives avec les marqueurs épithéliaux mais quelques cas d'hémangioendothéliomes épithélioïdes et d'angiosarcomes épithélioïdes ont été rapportés positifs pour ces marqueurs. Dans ces observations, c'est la positivité des marqueurs endothéliaux spécifiques et la microscopie électronique qui ont permis d'affirmer la nature vasculaire de ces tumeurs (26).
3.1.5. Sarcomes rares
L'IHC est actuellement très utile et peut être indispensable pour le diagnostic de certains sarcomes rares. Elle entre même dans la définition de quelques-unes de ces tumeurs.
3.1.4.1. Sarcome épithéloïde
Cette tumeur coexprime de manière pratiquement constante la vimentine, la cytokératine et l'EMA au niveau de toutes les cellules tumorales (8,40). Le CD34, utilisé dans le diagnostic des tumeurs vasculaires, est positif une fois sur deux dans cette tumeur (40).
3.1.4.2. Sarcome à cellules claires des gaines et tendons
Cette tumeur est maintenant considérée comme un mélanome malin des tissus mous (9) avec un profil immunohistochimique identique : positivité pour la vimentine, la protéine S100 et l'HMB45, Melan-A (38).
3.1.4.3. Sarcome d'Ewing et neuro-épithéliome (PNET) des tissus mous
Ces tumeurs sont maintenant considérées comme appartenant au même groupe des tumeurs neuro-ectodermiques périphériques. Outre la translocation entre les chromosomes 11 et 22, elles partagent la même hyperexpression pour le gène MIC2. Cette hyperexpression peut maintenant être mise en évidence au niveau protéique à l'aide de l'anticorps MIC2. La sensibilité de cet anticorps est de 95 % mais sa spécificité est relative (2). Une positivité a ainsi été rapportée dans les lymphomes lymphoblastiques, en particulier T (51), dans des rhabdomyosarcomes embryonnaires (2,19), des tumeurs neuroendocrines et des tumeurs d'autres natures (48,55).
Le nouveau marqueur FLI-1 est positif dans environ 70 % des sarcomes d'Ewing mais n'est pas spécifique, un marquage étant également observé dans les lymphomes lymphoblastiques et les tumeurs desmoplasiques à petites cellules rondes (22).
Par ailleurs, le sarcome d'Ewing et le neuroépithéliome sont habituellement positifs pour la vimentine, parfois pour la neurone spécifique énolase, la chromogranine, la protéine S100, les neurofilaments et la cytokératine.
3.1.4.4. Tumeur intra-abdominale desmoplastique à petites cellules rondes
Cette entité récemment décrite est définie par sa localisation, son aspect morphologique et son profil immunohistochimique (25).
Le profil immunohistochimique polyphénotypique est indispensable au diagnostic : les cellules tumorales sont positives pour les marqueurs épithéliaux (cytokératine et EMA), la vimentine, la desmine, la neurone spécifique énolase et le CD99. Elles sont négatives avec l'actine musculaire lisse alpha, la myogénine et les cytokératines 20 et 5/6.
Par ailleurs ces tumeurs présentent une translocation de type t (14,25) (p13 ; q12) avec un transcrit de fusion des gènes du sarcome d'Ewing (EWS) et de la tumeur de Wilms (WT1). Actuellement, la protéine de translocation WT1, présente dans les tumeurs desmoplastiques à petites cellules rondes, peut être détectée par immunohistochimie avec l'anticorps WT1. Cet immunomarquage n'a pas de spécificité diagnostique mais peut être très utile pour leur distinction avec les autres tumeurs à cellules rondes, Ewing, PNET qui sont négatifs pour le WT1 (29).
3.1.4.5. Tumeur rhabdoïde maligne (36)
Cette tumeur correspond plus vraisemblablement à un aspect particulier commun à plusieurs types tumoraux plutôt qu'à une entité définie.
L'IHC constitue l'un des critères du diagnostic : l'inclusion intra-cytoplasmique caractéristique est positive pour les marqueurs épithéliaux (cytokératine et EMA) et la vimentine. La desmine et la myoglobine sont négatives.
3.1.4.6. Dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand et fibroblastome à cellules géantes (62)
Le CD34 est presque constamment positif au niveau de ces deux tumeurs. Ce marqueur peut être très utile en cas de problème diagnostique dans les formes atypiques de Darier-Ferrand et permet, en pratique, de faire la distinction avec un histiocytofibrome bénin qui est toujours négatif pour le CD34.
3.2. Types histologiques pour lesquels l'IHC est parfois utile
Il s'agit du léiomyosarcome, de la tumeur maligne des gaines des nerfs périphériques et du chondrosarcome.
3.2.1. Léiomyosarcome
Les marqueurs les plus utiles sont la desmine, l'actine musculaire lisse alpha et l'h-caldesmone (50,59).
La desmine est le plus spécifique mais l'antigène reconnu résiste mal à la fixation formolée et moins de 50 % des cas de léiomyosarcomes sont positifs. L'actine musculaire lisse alpha est plus sensible mais moins spécifique. L'h-caldesmone, protéine intervenant dans la contraction cellulaire est assez spécifique de la différenciation musculaire lisse mais sa sensibilité dépend de la localisation et du degré de différenciation des léïomyosarcomes. Son utilisation apparaît aussi très intéressante pour distinguer les tumeurs musculaires lisses des lésions myofibroblastiques (5,6). Un autre marqueur musculaire lisse, la calponine, est par contre peu spécifique, un immunomarquage pour les myofibroblastes et les cellules myoépithéliales étant observé.
En ce qui concerne les positivités " inattendues ", il faut savoir que le léiomyosarcome présente une positivité pour les cytokératines dans environ 40 % des cas.

3.2.2. Tumeur maligne des gaines des nerfs périphériques
Le marqueur le plus utile est la protéine S100 qui cependant n'est pas spécifique (Tableau VI) et est peu sensible : environ 50 % des cas sont positifs (64). Habituellement, seules quelques cellules tumorales disséminées sont positives pour la protéine S100. Ceci constitue un argument de diagnostic différentiel avec le mélanome malin et les tumeurs bénignes des nerfs périphériques.

3.2.3. Chondrosarcome
Le marqueur le plus utile est, là encore, la protéine S100 qui est positive surtout dans les formes différenciées.
Le chondrosarcome myxoïde extra-squelettique est habituellement positif pour la vimentine et inconstamment pour la protéine S100 et en règle négatif pour les marqueurs épithéliaux. Une positivité inattendue pour les marqueurs neuroendocrines (chomogranine A, synaptophysine) a été décrite.

3. 3. Types histologiques pour lesquels il n'existe pas de marqueur spécifique
Les sarcomes fibroblastiques et peu différenciés (fibrosarcomes, myxofibrosarcomes, l'histiocytofibrome malin pléomorphe) n'ont pas de profil immunohistochimique particulier.
En outre, dans certaines de ces tumeurs, en particulier dans l'histiocytofibrome malin, on peut observer de manière inattendue quelques cellules tumorales positives pour différents marqueurs : cytokératine, EMA, desmine, actine musculaire lisse alpha, actine musculaire globale ou HHF35, protéine S100. Dans cette situation, l'himmunohistochimie permet d'éliminer d'autres hypothèses diagnostiques qu'il s'agisse de tumeurs non conjonctives ou de sarcomes dont la ligne de différenciation est établie par un profil immunohistochimique particulier.

III - MICROSCOPIE ELECTRONIQUE (17)
L'examen ultrastructural joue un rôle moins important que l'immunohistochimie dans le diagnostic pratique des tumeurs des tissus mous car, d'une part il est plus difficile à mettre en oeuvre et d'autre part il est moins rentable. Ce dernier point peut être expliqué par les problèmes d'échantillonnage et, par le fait, qu'il existe peu de marqueurs ultrastructuraux spécifiques. En outre, peu de pathologistes ont une bonne expérience de cette technique dans le domaine des tumeurs des tissus mous.
Cet examen, au même titre que l'immunohistochimie, doit être considéré comme un complément de l'examen histologique conventionnel. Entre des mains expérimentées, il peut apporter des éléments décisifs en faveur d'un diagnostic et pallier les insuffisances de l'immunohistochimie pour les sarcomes les moins différenciés (33).
Il est le plus performant dans le diagnostic des sarcomes à petites cellules rondes. Il apporte en effet souvent des arguments déterminants en faveur des diagnostics de rhabdomyosarcome (myofilaments, bandes Z), de neuroblastome (granules neurosécrétoires) ou de sarcome d'Ewing (absence des deux critères précédents, présence en abondance de glycogène intracytoplasmique). Il a également démontré son utilité dans le diagnostic des tumeurs à cellules fusiformes et certaines d'entre elles présentent tout de même des caractères particuliers : sarcomes synoviaux (micro-villosités, jonction intercellulaire, lamina-basale), schwannomes malins (prolongements cellulaires, lamina, pinocytose), léiomyosarcomes (corps denses, pinocytose, lamina). Il peut contribuer au diagnostic des liposarcomes (identification des lipoblastes sur les coupes semi-fines), des chondrosarcomes myxoïdes (microtubules intra-cysternaux) et des sarcomes alvéolaires des parties molles (inclusions cristallines).
Dans les centres où un microscope électronique est accessible il est légitime, devant toute tumeur des tissus mous, de prélever systématiquement un fragment dans un fixateur adapté à la microscopie électronique. La technique de microscopie électronique ne sera ensuite poursuivie qu'en cas de besoin (15).

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62. WEISS S.W., NICKOLOFF B.J : CD34 is expressed by a distinctive cell population in peripheral nerve, nerve sheath tumors, and related lesions. Am J Surg Pathol, 1993, 17, 1039-45.
63. WEISS SW, GNEPP DR, BRATTHAVER GL : Palisaded myofibroblastoma. A benign mesenchymal tumor of lymph node. Am J Surg Pathol, 1989, 13, 341-6.
64. WEISS SW, LANGLOSS JM, ENZINGER FM : Value of S100 protein in the diagnosis of soft tissue tumors with particular reference to benign and malignant schwann cell tumors. Lab Invest, 1983, 49, 299-308.
65. WHITE W, SHIU MH, ROSENBLUM MK, ERLANDSON RA, WOODRUFF JM : Cellular schwannoma. A clinicopathologic study of 57 patients and 58 tumors. Cancer, 1990, 66, 1266-75.
66. WIEDENMANN B, HUTTNER WB : Synaptophysin and chromogranins/secretogranins-widespread constituents of distinct types of neuroendocrine vesicles and new tools in tumor diagnosis. Virchows Archiv B Cell Pathol, 1989, 58, 95-121.
67. YU CCW, FLETCHER CDM, NEWMAN PL, GOODLAD JR, BURTON JC, LEVISON DA : A comparison of proliferating cell nuclear antigen (PCNA) immunostaining, nucleolar organizer region (AgNor) staining, and histological grading in gastrointestinal stromal tumours. J Pathol 1992, 166, 147-52.



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MessageSujet: Re: La localisation cérébrale des tumeurs rhabdoïdes   Jeu 28 Jan 2010 - 23:54

Tumeur atypique tératoïde et rhabdoïde (ATRT)
Les tumeurs atypiques tératoïdes et rhabdoïdes sont des tumeurs rares. Elles affectent principalement les enfants de moins de 3 ans. Le nombre exact de nouveaux enfants touchés par cette tumeur n’est pas connu avec précision car elles sont probablement encore sous-diagnostiquées. Elles pourraient représenter au moins 15% des tumeurs cérébrales malignes dans cette tranche d’âge (<3 ans).
Les tumeurs atypiques tératoïdes et rhabdoïdes peuvent siéger dans toutes les zones du système nerveux central et s’accompagnent très souvent d’une dissémination dans les méninges.
Au scanner, ces tumeurs sont solides et se rehaussent fortement après injection de produit de contraste.
Il s’agit de tumeurs très agressives dont l’ablation initiale complète est souvent impossible. Leur chimio-sensibilité est variable et les possibilités d’irradiation sont limitées par le jeune âge des enfants. Pour ces raisons ces tumeurs atypiques tératoïdes et rhabdoïdes sont graves.
Les propositions thérapeutiques actuellement à l’étude font appel à des chimiothérapies intensives proches de celles utilisées pour les médulloblastomes de haut risque du petit enfant.


http://www.igr.fr/index.php?p_m=pediatrie&p_id=2007

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MessageSujet: Re: La localisation cérébrale des tumeurs rhabdoïdes   Ven 29 Jan 2010 - 0:38

1.2 – hSNF5/INI1 et tumeurs
rhabdoïdes
Par une stratégie de clonage positionnel,
nous avions pu identifier le gène hSNF5/INI1
comme la cible de mutations perte-de-fonction
dans les tumeurs rhabdoïdes, tumeurs
extrêmement agressives du jeune enfant. Le
gène hSNF5/INI1 code pour une protéine
phylogénétiquement conservée de la levure
jusqu’à l’homme et qui est un membre des
complexes SWI/SNF de remodelage de la
chromatine. La mutation constitutionnelle de
hSNF5/INI1 définit un syndrome de
prédisposition aux tumeurs à très forte
pénétrance. Le spectre de tumeurs observé dans
ces formes constitutionnelles est totalement
superposable au spectre des tumeurs présentant
des altérations bi-alléliques somatiques. Une
étude réalisée en collaboration avec le
Département de Pathologie a permis de montrer
que hSNF5/INI1 est inactivé dans une très
grande majorité des tumeurs rhabdoïdes
(environ 85%). Cependant, un certain nombre de
tumeurs rhabdoïdes ne présente pas
d’inactivation de hSNF5/INI1 suggérant
l’existence d’un deuxième locus impliqué dans
le développement de ces tumeurs (Bourdeaut et
al, 2007).
Le caractère suppresseur de tumeur de
hSNF5/INI1 a pu être récemment confirmé par
plusieurs groupes qui ont montré le
développement de tumeurs chez les souris
hSNF5/INI1 +/-. La réintroduction du gène
hSNF5/INI1 dans des lignées rhabdoïdes
déficientes aboutit à l’arrêt de la prolifération
cellulaire par inhibition de l’entrée en phase S.
Cette inhibition est réversible et au moins en
partie dépendante de la présence de la protéine
du rétinoblastome. Par ailleurs, plusieurs
systèmes inductibles basés sur la régulation par
la tétracycline ou sur la fusion avec le domaine
de liaison à l’hormone du récepteur aux
oestrogènes ont été établis. Ils nous ont permis
de réaliser une étude cinétique des variations du
niveau d’expression génique après induction de
hSNF5/INI1 dans des cellules rhabdoïdes.
Plusieurs gènes induits très précocement et de
façon indépendante de la synthèse protéique de
novo ont été identifiés et pourraient constituer
des cibles directes de hSNF5/INI1. Nous
portons un intérêt particulier actuellement aux

cascades de signalisation qui aboutissent d’une
part à un remodelage très important du
cytosquelette d’actine dépendant de RhoA et,
d’autre part, à une différenciation cellulaire
lorsque hSNF5/INI1 est réexprimé dans des
cellules rhabdoïdes. La question sousjacente est
celle de l’origine cellulaire du ou des
progéniteur(s) de cellules rhabdoïdes. S’agit-il
d’un progéniteur unique capable de se
différencier dans plusieurs voies, en particulier
neurale, épithéliale et mésenchymateuse, ou le
progéniteur est-il variable d’une tumeur à
l’autre, hSNF5/INI1 étant indispensable à
plusieurs voies de différenciation
indépendantes ? Des études in vitro ont permis
de montrer que certaines lignées de tumeurs
rhabdoïdes pouvaient se différencier dans la
voie neurale (Albanese et al, 2006), d’autres par
contre, présentent un potentiel de différenciation
adipocytaire (Caramel et al, 2008a). L’inhibition
de hSNF5/INI1 dans des cellules préadipocytaires
3T3L1 bloque complètement leur
différenciation terminale. Cet effet est lié au rôle
co-activateur de hSNF5/INI1 vis à vis de deux
facteurs de transcription clef de la
différenciation adipocytaire, PPARγ et CEBPβ.
Ce potentiel de différenciation adipocytaire
suggère que certaines lignées de tumeurs
rhabdoïdes pourraient, comme les cellules
d’Ewing, être issues de cellules souches
mésenchymateuses. Par ailleurs, nous avons
récemment montré que hSNF5/INI1 joue un rôle
crucial dans le contrôle de la migration
cellulaire (Caramel et al, 2008b).

1.3 - Neuroblastome
Le neuroblastome est l'une des tumeurs
solides les plus fréquentes de l'enfant. Les
cellules tumorales dérivent des neuroblastes du
système nerveux sympathique et secrétent des
catécholamines. Le neuroblastome présente une
très grande hétérogénéité clinique puisque
certaines formes, pourtant métastatiques du
nourrisson, sont susceptibles de régresser
spontanément ou sous l'effet de traitements peu
toxiques, par contre certaines formes de l'enfant
plus âgé présentent des évolutions redoutables
malgré des chimiothérapies intensives. La
situation génétique du neuroblastome est
relativement complexe. Trois altérations

principales ont été décrites : la trisomie du bras
long du chromosome 17, la délétion du bras
court du chromosome 1 et l’amplification du
gène N-myc. A part le gène N-myc, les gènes
impliqués dans les autres altérations sont à
l’heure actuelle inconnus. Une meilleure
connaissance de ces gènes devrait d’une part
permettre de mieux comprendre la biologie de
cette tumeur en précisant les programmes
cellulaires perturbés par ces modifications
géniques, et d’autre part déboucher sur une
meilleure classification des neuroblastomes,
notamment en ce qui concerne leur risque
évolutif.
Un premier axe de recherche concerne
une étude génétique globale en utilisant les
techniques de cytogénétique moléculaire, en
particulier caryotype 24 couleurs, CGH et FISH
et plus récemment CGH-array. Nous avons pu
ainsi montrer que les positions des points de
cassure des translocations déséquilibrées sont
très dispersées, en particulier sur les
chromosomes 1 et 17, avec cependant certains
points chauds. Ces points de cassure présentent
la particularité d’être localisés au sein de régions
de réplication précoce. Plusieurs points de
cassure ont récemment été clonés et le rôle de
certaines particularités de séquences sont en
cours d’investigation. En particulier, plusieurs
cas présentant des insertions de séquences
télomériques au niveau des points de cassure des
translocations ont été identifiés. Un deuxième
axe concerne l’identification des gènes
susceptibles d’intervenir dans le développement
tumoral sur les chromosomes 1 et 17. Une étude
approfondie a été effectuée sur le chromosome 1
de façon à mettre en parallèle les délétions de ce
chromosome étudiées en CGH-array et le
niveau d’expression des gènes correspondants.
Cette étude suggère qu’environ 15% des gènes
de la région délétée présentent une diminution
du niveau d’expression en relation probable
avec un effet de dosage génique. Parmi ces
gènes, plusieurs sont impliqués dans la
prolifération cellulaire ou la différenciation
neurale et présentent ainsi un intérêt particulier
étant donné l’origine du neuroblastome.
Une étude par CGH-array a pu être
réalisée sur près de 500 cas de neuroblastomes
dans le cadre d’une collaboration nationale et
internationale. Les données de cette analyse
montrent très clairement deux types de profils :

des profils génétiques avec variation du nombre
de chromosome sans altérations de structure et
d’autres profils avec altération de la structure
chromosomique, conséquence en particulier de
translocations déséquilibrées. Les tumeurs avec
le premier profil présentent un très bon
pronostic même dans les formes métastatiques.
En effet, dans cette catégorie, aucun décès par
maladie n’est observé. Par contre, la présence
d’altérations segmentaires, que celles-ci soient
isolées ou associées à des altérations
numériques, est associée à un risque important
de récidive et de décès. Ces données très claires
devraient déboucher à très court terme sur la
prise en compte de ces données d’analyse
pangénomique dans les protocoles européens, en
particulier dans les formes localisées et chez
l’enfant de moins de 18 mois (Janoueix et al,
2009). Cette étude par CGH-array nous a
permis également d’identifier plusieurs
amplicons en plus de celui bien connu
concernant N-Myc (Fix et al, 2008). L’un de ces
amplicons était strictement limité au gène ALK
suggérant ainsi que ce gène pouvait jouer un rôle
par lui-même dans le neuroblastome.
Effectivement des mutations ponctuelles
touchant le domaine tyrosine kinase ont pu être
identifiées dans des lignées cellulaires et des
tumeurs. Ces mutations aboutissent à une
activation constitutionnelle de l’activité kinase
de la protéine. L’inhibition génétique par ARN
interférence ou pharmacologique à l’aide de
drogues ciblant le récepteur ALK dans des
lignées présentant une mutation de ce récepteur,
aboutit à une inhibition majeure de la
prolifération cellulaire. Cette observation met en
évidence le potentiel, en terme de ciblage
thérapeutique, de cette découverte. Enfin, les
mutations de ALK sont observées dans certaines
familles de neuroblastome montrant que le gène
ALK est un gène de prédisposition à cette
tumeur (Janoueix et al, 2008).

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MessageSujet: Re: La localisation cérébrale des tumeurs rhabdoïdes   Dim 31 Jan 2010 - 22:04

2006:Chtourou I; Krichen Makni S; Bahri I, Ellouze S; Khabir A; Ben Ali H, Daoud J; Boudawara T Sellami
[RHABDOID tumeurs du système nerveux central: cinq études de cas]
Radiothérapie du cancer: Journal de la Société française de radiothérapie oncologique 2006;10(3):112-6.


OBJECTIF: Les tumeurs cérébrales rhabdoïdes ont d'abord été identifiés par Briner et al. en 1985. Leur fréquence a été estimée à 2,1% de celles qui affectent les enfants de moins de 18 mois. Ces tumeurs sont également caractérisés par une critique et speedly développement mortel. Leur genèse historique est encore d'une question controversée. L'objectif de la présente étude était d'examiner les divers aspects anatomicoclinical et thérapeutique de ces tumeurs rares. PATIENTS ET MÉTHODES: Nous rapportons cinq cas diagnostiqués sur une période de huit ans (1997-2004) au Laboratoire d'anatomie et de cytologie pathologiques de l'hôpital universitaire de Sfax. Résultats: L'âge moyen des patients était de 20 ans, il y avait des enfants de moins de 14 ans et 4 patients étaient des hommes. Symptomatologie clinique a montré la prédominance du syndrome d'hypertension intra-crânienne. Radiographie par résonance magnétique a révélé un processus tumoral hétérogène localisées respectivement sur la colonne vertébrale (un cas), l'insula (un cas), les lobes temporofrontal (deux cas) et de la moelle (un cas). L'examen histologique de la tumeur a également montré une prolifération de cellules géantes avec une base de hyaline inclusions cytoplasmiques. Ces inclusions ont été positifs pour la vimentine et la kératine. Un traitement de radiothérapie adjuvante a été prescrit pour deux patients. La récurrence des tumeurs rhabdoïdes eu lieu dans deux cas. Les cinq patients sont morts dans les dix-huit mois. CONCLUSION: La tumeur cérébrale maligne rhabdoïdes constitue l'un des plus agressifs et parfois mortelle des tumeurs intracrâniennes. La gestion optimale de ces tumeurs reste inconnue.

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MessageSujet: Re: La localisation cérébrale des tumeurs rhabdoïdes   Mar 2 Fév 2010 - 10:32

Pour donner aux médecin d'Ilan je vous mets un lien aussi de documents qui peuvent aider peut être...
http://books.google.fr/books?id=h_kPGxGTgQMC&pg=PA255&lpg=PA255&dq=rhabdo%C3%AFdes++bras&source=bl&ots=1VGZW6xfm5&sig=jKQLQw_
FIEKPCcUCZzohm3u7Bs4&hl=fr&ei=8StiS4nsFZG54gbuuqnrCw&sa=
X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CBQQ6AEwAzgK#v=onepage&q
=rhabdo%C3%AFdes%20%20bras&f=false

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MessageSujet: Re: La localisation cérébrale des tumeurs rhabdoïdes   Mar 2 Fév 2010 - 10:58

Un autre site ou j'étais inscrite mais pas en tant que "autre" c'est un site destiné aux médecins ils m'ont autorisé une fois à y aller pour le cytomégalovirus de Lyly et aujourd'hui ils ne m'autorise plus à y retourner. Je vous mets le lien des articles parus pour les médecins d'Ilan eux peuvent lirent mais il faut s'inscrire c'est gratuit...

http://www.searchmedica.fr/search.html?q=Tumeur%20Rhabdo%C3%AFde

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MessageSujet: Re: La localisation cérébrale des tumeurs rhabdoïdes   Mar 2 Fév 2010 - 11:02

Protocole de recherche je ne sais pas si c'est le même que les médecins d'Ilan

Titre du document / Document title

Une tumeur rhabdoïdes extrarénale de la colonne vertébrale cervicale avec atteinte osseuse
Auteur (s) / Author (s)

ROBBENS C. (1) ; Vanwyck R. (2) ; G. Wilms (1) ; Sciot R. (3) ; Dębiec-Rychter M. (4) ;
Affiliation (s) du ou des auteurs / Author (s) Affiliation (s)

(1) Department of Radiology, U.Z. Gasthuisberg, Herestraat 49, 3000 Louvain, BELGIQUE
(2) Département de radiologie, Hôpital Salvator, Salvatorstraat 20, 3500 Hasselt, BELGIQUE
(3) Department of Pathology, U.Z. Gasthuisberg, Herestraat 49, 3000 Louvain, BELGIQUE
(4) Human Genetic Centre, U.Z. Gasthuisberg, Herestraat 49, 3000 Louvain, BELGIQUE
Résumé / Abstract

Un cas d'une tumeur rhabdoïdes histologiquement prouvée de la colonne cervicale in a 19-year-old homme de race blanche est présenté. Extrarénale rhabdoïdes tumeurs primaires sont très rares. Lorsque le système nerveux central est atteint, la tumeur se trouve généralement dans le cerveau. Seuls trois cas de tumeur primaire rhabdoïdes épinière ont été rapportés. Ce cas est le premier signalé tumeur rhabdoïdes extradural du canal rachidien et le premier cas d'une tumeur rhabdoïdes situé dans le canal rachidien avec atteinte osseuse.
Revue / Journal Title

Skeletal RadiologyISSN0364-2348CODENSKRADI
Source / Source

2007, vol. 36, no4, pp. 341-345 [5 page (s) (article)] (16 ref.)
Langue / language

Anglais
Éditeur / Editeur

Springer, Berlin, ALLEMAGNE (1976) (Revue)
Mots-clés libres d'anglais

Orthopédie, de médecine nucléaire; Extradural; Brain; Encephalon; système nerveux central, la colonne cervicale; tumeur RHABDOID;
Mots-clés français / français Mots-clés

Orthopédie, Médecine nucléaire; Extradural; Cerveau; Encéphale; Système nerveux central; rachis cervical; Tumeur rhabdoïde;
Mots-clés espagnols / Espagnol Mots-clés

Ortopedia; medicina nuclear; Extradural; Cerebro; encéfalo; Sistema nervioso central; Raquis cervical; rabdoide Tumor;
Mots-clés d'auteur / Mots clés Auteur

Spine; Neoplasms; tumeur RHABDOID; MR;
Localisation / Location

INIST-CNRS, Cote INIST: 17152, 35400014336516.0120


N º refdoc avis (UD4): 18603162

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